À compter du 1er novembre, les colis en provenance de pays hors UE seront soumis à des frais de traitement fixes de deux euros


Principaux renseignements

  • À compter du 1er novembre, l’UE instaure des frais de traitement permanents de deux euros pour les envois en provenance de pays hors de l’Union européenne.
  • Ces frais augmentent en fonction du nombre de types de produits différents contenus dans un même colis.
  • Les vendeurs peuvent augmenter leurs prix de vente afin de compenser ces nouvelles charges opérationnelles.

À compter du 1er novembre, l’Union européenne mettra en place une nouvelle redevance de traitement de deux euros pour les envois provenant de pays hors des 27 États membres. Cette mesure vise à gérer le volume considérable d’importations, notamment en provenance de Chine, et entrera en vigueur juste avant la période très chargée de fin d’année.

Ces nouveaux frais s’ajoutent à la redevance de trois euros déjà applicable aux petits colis.

Calcul de la redevance

La redevance est calculée en fonction du nombre de types de produits différents contenus dans un même envoi, et non en fonction de sa valeur totale. Par exemple, un colis contenant exclusivement des t-shirts sera soumis à une redevance unique de deux euros. Un envoi contenant à la fois des casquettes et des t-shirts coûtera quatre euros.

Conséquences pour consommateurs et vendeurs

Bien que l’UE affirme que ces frais de traitement ne seront pas facturés directement aux clients, la charge financière pèsera sur les intermédiaires, les vendeurs et les géants du commerce électronique tels que Temu, AliExpress et Amazon. Ces entreprises peuvent toutefois choisir de compenser ces coûts en augmentant les prix de vente de leurs produits.

Lutte contre la vague d’importations

Cette décision fait suite à la forte augmentation des petits envois importés. L’année dernière, on a dénombré près de six milliards de colis, dont environ 93 pour cent provenaient de Chine. Selon des responsables de l’UE, ce flux a fortement sollicité les services douaniers. La nouvelle redevance doit contribuer à couvrir les coûts opérationnels.

Par ailleurs, les inquiétudes grandissent quant à la sécurité des marchandises provenant de pays tiers et au respect de la réglementation européenne. C’est notamment le cas des jouets qui arrivent sur le marché européen via des plateformes en ligne asiatiques.

Stratégie à long terme

La redevance actuelle de trois euros sur les articles d’une valeur inférieure à 150 euros est une mesure temporaire valable jusqu’au 1er juillet 2028, date à laquelle les tarifs douaniers standard reprendront effet.

Les frais administratifs de deux euros constituent en revanche un élément permanent, bien que leur montant soit réévalué tous les deux ans afin de garantir qu’il corresponde aux coûts liés au dédouanement. Les chiffres provisoires montrent que le nombre de petits colis en provenance de pays hors de l’UE a baissé d’environ 64 pour cent depuis l’introduction de la taxe de trois euros en juillet. Les responsables précisent toutefois qu’il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions définitives. (lv)

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