Principaux renseignements
- Le Premier ministre britannique Andy Burnham envisage de rétablir la libre circulation entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.
- Ce changement de cap du Parti travailliste privilégie le renforcement des liens commerciaux avec l’UE au détriment de l’accent mis auparavant sur les restrictions en matière d’immigration.
- Certaines lignes rouges restent toutefois clairement définies, notamment le rejet de l’euro et de l’adhésion à l’espace Schengen.
À l’approche du prochain sommet entre les dirigeants européens et britanniques, le Premier ministre britannique Andy Burnham s’est dit ouvert à la possibilité de rétablir la libre circulation entre le Royaume-Uni et l’UE.
Selon lui, une telle politique ne constitue plus un obstacle insurmontable dans les négociations. Il a notamment évoqué l’évolution des flux migratoires depuis le référendum sur le Brexit de 2016.
Évolution des perspectives en matière de migration
Tout en reconnaissant les difficultés liées à l’ouverture des frontières — des préoccupations qu’il avait déjà exprimées lors de son mandat au Parlement —, Burnham a suggéré que la nature de la migration avait évolué.
Il a comparé les flux migratoires actuels à la « migration en porte tournante » du passé, où les personnes faisaient régulièrement la navette entre le Royaume-Uni et l’UE. Selon lui, un débat ouvert sur ces changements est nécessaire.
Stratégies pour renforcer les liens avec l’UE
Lors du congrès du Parti travailliste en septembre, Burnham a déclaré qu’il étudiait différentes stratégies visant à améliorer les relations avec l’Union, qui compte 27 États membres. Bien qu’il n’ait pas précisé quelle voie il privilégiait, d’autres membres du parti ont suggéré différentes options, telles que la réintégration dans l’union douanière, le marché unique ou une réadhésion complète à l’UE. L’accès au marché unique exigerait que le Royaume-Uni accepte les règles de l’UE relatives à la libre circulation des personnes.
Changement de cap au sein du Parti travailliste
La position de Burnham s’écarte considérablement du programme électoral du Parti travailliste de 2024. Dans ce document, le parti rejetait explicitement un retour à la libre circulation ainsi qu’au marché unique ou à l’union douanière.
Ces déclarations interviennent juste avant la réunion du 20 novembre, au cours de laquelle les représentants britanniques et européens souhaitent parvenir à un accord sur la politique climatique et le commerce.
Des lignes rouges claires
Malgré sa flexibilité en matière de mobilité de la main-d’œuvre, Burnham a fixé des limites claires à ses propositions, déclarant qu’il ne soutiendrait pas l’adhésion à l’espace Schengen ni à l’euro. (lv)
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