Principaux renseignements
- Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a démissionné après la défaite de sa coalition de droite aux élections législatives.
- Magdalena Andersson mène désormais les négociations en vue de former un nouveau gouvernement de centre-gauche.
À la suite d’une défaite de justesse aux élections législatives, le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a démissionné. Il a confirmé son départ via X.
Répartition des sièges
L’alliance de centre-gauche, menée par les sociaux-démocrates et leur chef de file Magdalena Andersson, devrait remporter 176 des 349 sièges du Riksdag. En revanche, le groupe de droite – composé des Modérés, des Démocrates-chrétiens, des Libéraux et des Démocrates suédois – devrait détenir 173 sièges.
Bien que ces chiffres doivent encore être certifiés définitivement ce week-end, Kristersson a déjà demandé au président du Riksdag d’entamer le processus de sélection d’un nouveau chef de file.
Négociations de coalition
Magena a souligné dans une vidéo Instagram que l’électorat avait réclamé un changement de cap dans la politique nationale. Elle a déjà entamé des négociations afin de former une coalition gouvernementale.
Toutefois, les discussions pourraient s’éterniser en raison de désaccords importants sur les politiques budgétaires, notamment en matière de fiscalité. Lors des élections précédentes, la formation du gouvernement avait connu de longs retards, prenant 37 jours en 2022 et 134 jours en 2018.
Kristersson a laissé entendre que le prochain gouvernement aurait un parcours difficile, soulignant que les promesses électorales contradictoires faites par les partis d’opposition pourraient entraver ses progrès.
Recul des Démocrates suédois
Les résultats électoraux ont également marqué un recul surprenant pour les Démocrates suédois. Bien qu’ils se soient hissés au rang de deuxième parti en 2022, ils ont vu leur score baisser de trois pour cent – leur premier recul depuis leur entrée au Parlement en 2010.
Le parti avait auparavant apporté son soutien extérieur au gouvernement de Kristersson, qui avait mis en œuvre des lois strictes en matière d’immigration, et s’était vu promettre des postes au sein du gouvernement si le bloc de droite l’emportait.
(at)
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