La Banque d’Angleterre maintient ses taux d’intérêt malgré la hausse de l’inflation


Principaux renseignements

  • La Banque d’Angleterre a maintenu ses taux d’intérêt inchangés malgré la hausse de l’inflation.
  • Ses homologues mondiaux, comme la Fed et la BCE, s’en écartent en relevant leurs taux.
  • Les chocs énergétiques et l’instabilité politique sont à l’origine des coûts d’emprunt record au Royaume-Uni.

Bien que l’inflation ait largement dépassé l’objectif de 2 pour cent, la Banque d’Angleterre a choisi de maintenir ses taux d’intérêt inchangés.

Divergence monétaire mondiale

Cette décision distingue le Royaume-Uni des autres autorités monétaires mondiales. À l’inverse, la Réserve fédérale américaine a procédé mercredi à une hausse d’un quart de point, sa première mesure de ce type depuis 2023.

De même, la Banque centrale européenne a récemment procédé à sa deuxième hausse de l’année après une première augmentation en juin, et la Banque du Japon devrait relever ses taux à l’issue de sa séance de vendredi.

La Banque d’Angleterre, quant à elle, maintient ses taux inchangés depuis décembre, date à laquelle elle les avait abaissés de 25 points de base.

Hausse de l’inflation

Les chiffres récents de l’Office national des statistiques révèlent que l’inflation a atteint 3,1 pour cent en août, dépassant ainsi la barre des 3 pour cent pour la première fois depuis mars.

Cette flambée est principalement attribuée à une hausse annuelle de 23 pour cent des prix des carburants. Le Royaume-Uni étant fortement dépendant des importations d’énergie, il reste vulnérable aux chocs mondiaux et continue de faire face à une crise du coût de la vie déclenchée par les conséquences de la pandémie et les perturbations de l’approvisionnement en gaz causées par la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

Pressions sur le marché obligataire

Ces pressions économiques, combinées à l’instabilité politique et à l’incertitude concernant les stratégies budgétaires nationales, ont eu un impact négatif sur les obligations d’État britanniques. En conséquence, le Royaume-Uni fait actuellement face aux coûts d’emprunt les plus élevés parmi les pays du G7, les rendements des gilts à long terme avoisinant les 6 pour cent.

(at)

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