Principaux renseignements
- Sammy Mahdi (cd&v) propose de ne plus indexer les allocations de chômage afin de réaliser une économie annuelle de 100 millions d’euros.
- Le cd&v cherche à réaliser des économies supplémentaires en réduisant les subventions aux entreprises, en comblant les niches fiscales et en renforçant le contrôle des arrêts maladie.
Le président du cd&v, Sammy Mahdi, a proposé une stratégie visant à réduire les dépenses publiques d’environ 100 millions d’euros par an en exonérant les allocations de chômage de l’indexation.
Dans un entretien accordé à Het Laatste Nieuws, Mahdi a proposé que les allocations de chômage ne soient pas revalorisées lors de la prochaine indexation. Selon lui, cela permettrait à l’État d’économiser environ 100 millions d’euros par an. Bien que cette mesure d’économie spécifique ne représente qu’une petite partie des objectifs budgétaires globaux du gouvernement, elle s’inscrit dans une vision plus large de la réforme de la sécurité sociale.
Réforme du système de chômage
Au-delà des économies immédiates, Mahdi plaide en faveur d’une refonte fondamentale du système de chômage afin de mieux encourager l’emploi. Il suggère de revoir la limite actuelle de deux ans pour le versement des allocations, en proposant que la durée soit plus étroitement liée au nombre total d’années d’activité de la personne.
De plus, il estime que les critères relatifs à un « emploi convenable » doivent être renforcés, citant des cas où des demandeurs d’emploi refusent des opportunités en raison de temps de trajet qu’il juge acceptables.
Subventions
Le président du parti a également identifié plusieurs autres domaines propices à une optimisation financière. Il a souligné que les subventions accordées aux entreprises en Belgique sont nettement plus élevées – d’environ 10 milliards d’euros – que dans les pays voisins.
Dans le secteur de la santé, Mahdi est favorable à une augmentation de la participation financière des patients pour les consultations médicales.
Combler les niches fiscales
Par ailleurs, Mahdi a l’intention de combler les niches fiscales, en ciblant plus particulièrement les sociétés de gestion. Il a critiqué la pratique consistant pour les dirigeants à se verser des salaires minimaux afin de bénéficier des prestations sociales et a suggéré de relever la rémunération minimale obligatoire pour les chefs d’entreprise.
Il a également proposé d’utiliser le revenu cadastral comme critère plus strict afin d’empêcher les personnes fortunées de bénéficier indûment de subventions de santé majorées.
Lutte contre les arrêts maladie de longue durée
Enfin, Mahdi a appelé à une approche plus stricte en matière d’arrêts maladie de longue durée. Pour y remédier, il envisage un nouveau mécanisme de contrôle, qui pourrait être géré entièrement par l’État ou par le biais d’un système mixte faisant appel à des auditeurs externes.
(at)
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