Principaux renseignements
- En août, l’inflation britannique a atteint 3,1 pour cent en raison de la forte hausse des coûts du carburant et des transports.
- La volatilité des cours mondiaux du pétrole pousse les coûts d’emprunt à des niveaux historiquement élevés.
- La hausse des prix limite la capacité du gouvernement à financer ses principaux objectifs budgétaires.
L’inflation britannique a de nouveau franchi la barre des 3 pour cent, atteignant 3,1 pour cent en août après s’être établie à 2,9 pour cent en juillet. Selon les données de l’Office national des statistiques, cette hausse a été principalement alimentée par une augmentation spectaculaire des coûts du carburant et des transports.
Prix de l’essence et du diesel
L’impact le plus significatif est venu des carburants automobiles, dont les prix ont bondi de près de 25 pour cent au cours des douze derniers mois. Plus précisément, le prix de l’essence a atteint son plus haut niveau depuis fin 2022, tandis que celui du diesel a également connu une forte augmentation.
Cette hausse des coûts ne se limite pas aux stations-service : les tarifs aériens pour les longs trajets ont grimpé de 6,2 pour cent en un seul mois, et la hausse du coût du pétrole brut a fait grimper les prix à la production de divers biens.
Pressions monétaires
Cette instabilité économique intervient alors que la Banque d’Angleterre doit prendre une décision cruciale concernant les taux d’intérêt ce jeudi. Certains craignent que, si les tensions au Moyen-Orient s’aggravent, l’inflation pourrait potentiellement atteindre un pic de 4,5 pour cent d’ici mi-2027.
Volatilité des marchés mondiaux
Le paysage financier mondial est actuellement instable, le prix du pétrole ayant dépassé les 107 dollars le baril. Cela a provoqué des turbulences sur les marchés obligataires, faisant grimper les rendements des obligations d’État américaines au-dessus de 5 pour cent pour la première fois depuis 2023 et poussant les coûts d’emprunt britanniques à des niveaux historiquement élevés.
Inflation sous-jacente
Malgré ces pressions, certains indicateurs sont restés stables. L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits alimentaires et l’énergie, s’est maintenue à 2,6 pour cent, et l’inflation dans le secteur des services est restée stable à 3,4 pour cent.
Défis du budget
Ce contexte économique représente un défi de taille pour le chancelier John Healey à l’approche du budget du mois prochain.
Les analystes estiment que la hausse des coûts d’emprunt et la persistance de l’inflation limiteront la capacité du gouvernement à financer ses principaux objectifs politiques et à stimuler la croissance. Ils ont souligné que ces chiffres constituent un revers majeur pour un gouvernement qui s’est fixé pour priorité de réduire le coût de la vie.
Mesures de soutien du gouvernement
En réponse, Healey a attribué la flambée de l’inflation aux conflits internationaux, tout en défendant la résilience du gouvernement. Il a mis en avant les efforts visant à apporter un soulagement financier grâce à des mesures telles que le plafonnement des tarifs des bus, la réduction des taxes sur l’électricité et l’octroi d’allègements fiscaux aux salles de concert et aux clubs sociaux.
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