La fermeture du détroit de Bab el-Mandeb serait une « catastrophe économique mondiale », met en garde le Qatar


Principaux renseignements

  • Le Qatar met en garde contre le fait que la fermeture du détroit de Bab el-Mandeb pourrait provoquer une catastrophe économique mondiale.
  • Les rebelles houthis détiennent désormais un levier stratégique sur l’entrée de la mer Rouge.
  • Les négociations diplomatiques constituent la seule voie viable pour garantir la liberté de navigation.

Le Qatar a lancé un avertissement : la fermeture du détroit de Bab el-Mandeb entraînerait une catastrophe mondiale.

« Le blocage des voies maritimes ne doit pas devenir la nouvelle norme »

Lors d’une conférence de presse à Doha, Ibrahim bin Sultan Al Hashmi, haut responsable du ministère des Affaires étrangères du Qatar, a souligné que la communauté internationale ne pouvait pas supporter la perte d’une autre artère maritime vitale, d’autant plus que le blocus du détroit d’Ormuz continue de déstabiliser les marchés de l’énergie et le commerce mondial.

Il a fait valoir que l’obstruction des voies maritimes essentielles ne devait pas être acceptée comme une pratique courante et a plaidé en faveur d’une réponse mondiale unifiée pour empêcher toute nouvelle escalade.

Expansion des Houthis 

L’urgence de cet avertissement fait suite aux récentes avancées territoriales des rebelles houthis soutenus par l’Iran. Des informations provenant tant des dirigeants houthis que du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale confirment que le groupe s’est emparé des îles Petites et Grandes Hanish.

Cette expansion fait suite à leurs précédentes prises de l’île de Perim et du port de Mokha, leur conférant un levier stratégique significatif sur l’entrée de la mer Rouge.

Impact économique 

On ne saurait trop insister sur l’importance stratégique de Bab el-Mandeb, car ce détroit constitue le lien indispensable entre la mer Rouge et le golfe d’Aden pour les navires circulant entre l’Europe et l’Asie via le canal de Suez.

L’instabilité dans cette région a déjà contraint de nombreuses compagnies maritimes à faire contourner la pointe sud de l’Afrique à leurs navires, ce qui entraîne une augmentation des coûts d’exploitation et un allongement des délais de livraison. Bien que l’Arabie saoudite utilise un oléoduc est-ouest pour contourner le blocus d’Ormuz, ses pétroliers dépendent toujours de Bab el-Mandeb pour atteindre leurs destinations.

Recherche de solutions diplomatiques

Face à ces menaces, le Qatar collabore activement avec ses alliés mondiaux et régionaux pour défendre la liberté de navigation tant à Ormuz qu’à Bab el-Mandeb. Al Hashmi s’est dit confiant quant à la possibilité de parvenir à une résolution, affirmant que la seule voie viable pour aller de l’avant passe par le dialogue diplomatique et des négociations structurées.

(at)

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