Principaux renseignements
- Les cours du pétrole brut ont chuté après une hausse inattendue des réserves énergétiques américaines.
- L’instabilité au Moyen-Orient empêche un effondrement plus marqué des cours.
- L’Arabie saoudite a réorienté ses exportations de brut vers l’Asie pour contourner les infrastructures endommagées.
Les cours du pétrole brut ont légèrement baissé, mettant ainsi fin à la tendance haussière. À 9 h 52, le Brent s’échangeait à 107,63 dollars le baril, tandis que le WTI s’échangeait à 104,15 dollars le baril.
Stocks américains
La principale cause de la baisse des prix a été une augmentation inattendue des stocks de pétrole américains. Les données de l’American Petroleum Institute ont révélé que les stocks de pétrole brut avaient augmenté de 7,1 millions de barils au cours de la semaine qui s’est terminée le 11 septembre. Ce chiffre contrastait fortement avec la baisse de 1,6 million de barils prévue par les experts du secteur.
Bien que la hausse des stocks de diesel et d’essence ait également exercé une pression à la baisse, les analystes ont souligné que ces augmentations locales ne compensaient pas la pénurie mondiale sur le marché pétrolier.
Tensions géopolitiques
Malgré l’excédent de stocks, l’instabilité au Moyen-Orient a empêché un effondrement plus marqué des prix. Les investisseurs restent très préoccupés par la vulnérabilité des infrastructures énergétiques de l’Arabie saoudite, notamment l’oléoduc est-ouest et le centre d’exportation de Yanbu, à la suite des récentes attaques. Ces perturbations sont particulièrement manifestes dans le secteur des carburants, où les prix du diesel en Europe ont récemment atteint un niveau record en raison de la restriction des flux.
Réorganisations logistiques
En réponse aux dommages causés à l’oléoduc par les frappes de drones houthis, l’Arabie saoudite a réorganisé sa logistique en augmentant ses livraisons de brut aux raffineries asiatiques via des transferts de navire à navire près du port de Sohar, en Oman.
Le détroit d’Ormuz
Parallèlement, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a chuté. Des données récentes indiquent que seuls quatre navires ont transité mardi, ce qui représente une baisse significative par rapport à la moyenne sur 10 jours de 18, alors que les hostilités dans la région s’intensifient.
(at)
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