Qu’est-ce qui change pour votre argent en septembre 2026 ?


Principaux renseignements

  • À partir de septembre, des changements interviendront simultanément dans les domaines de la mobilité, du travail, de l’enseignement, de l’épargne, de l’investissement et du droit pénal.
  • La Flandre met en place de nouvelles dispositions concernant le contrôle technique des véhicules, le congé de formation et l’organisation scolaire.
  • Des mesures fédérales et un nouveau Code pénal entraînent des conséquences financières et administratives supplémentaires.

À compter du 1er septembre 2026, une série de réformes entreront en vigueur en Belgique et en Flandre, touchant simultanément plusieurs domaines : la mobilité, le travail, l’enseignement, l’épargne, les investissements et le droit pénal. La Flandre modifie les règles relatives au contrôle technique des véhicules et au congé de formation, les écoles se voient imposer de nouvelles obligations organisationnelles et des millions de fonctionnaires et de bénéficiaires d’allocations voient leurs revenus augmenter tout en étant confrontés à l’indexation des pensions. Des initiatives fédérales imposent de nouveaux délais pour les comptes dormants, mettent sur le marché des bons d’État à plus longue échéance et introduisent, pour les produits d’assurance, la même imposition automatique des plus-values qui s’applique déjà depuis juin aux comptes-titres. Par ailleurs, le nouveau Code pénal entre en vigueur, tandis que l’ancien continuera d’exister en parallèle pendant plusieurs années pour les faits passés. Business AM résume les changements qui entreront en vigueur à partir du 1er septembre 2026.

Indexation des salaires en septembre pour des millions de Belges

Septembre sera un mois important en matière d’indexation pour des millions de Belges. En raison du dépassement de l’indice de référence en juin, les salaires des fonctionnaires et les prestations sociales augmenteront de 2 pour cent à partir de septembre, notamment les pensions, les allocations de chômage et les indemnités de maladie. Dans le même temps, l’indexation en centimes limite la hausse pour les revenus les plus élevés : pour les fonctionnaires, l’indexation s’applique jusqu’à 4 000 euros bruts maximum et, pour les prestations sociales, jusqu’à 2 000 euros maximum.

Selon Loonberekening.be, la plupart des fonctionnaires se situent encore en dessous de ce seuil, le salaire brut moyen dans le secteur public s’élevant à environ 3 300 euros par mois. Cette mesure touche donc principalement les salaires et les allocations les plus élevés. À plus long terme, l’indexation au centime près devrait en outre générer des économies substantielles : d’ici 2030, les économies estimées pour les pensions s’élèvent à 521 millions d’euros au maximum. Par ailleurs, le dépassement de l’indice pivot a des répercussions, entre autres, sur les paramètres de la SSC, les indemnités forfaitaires pour les déplacements professionnels et le salaire flexible dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration.

Émission de nouveaux bons d’État d’une durée de 1 et 10 ans

L’Agence fédérale de la dette publique mettra sur le marché, le 4 septembre, de nouveaux bons d’État d’une durée de un et dix ans. C’est la première fois cette année que les particuliers peuvent souscrire à un bon d’État d’une durée de dix ans. Le bon d’État est un prêt accordé par des particuliers à l’État belge, qui rembourse le capital à l’échéance moyennant un taux d’intérêt fixe. Les nouveaux bons d’État offrent un coupon de 2,75 pour cent pour la durée d’un an et de 3,70 pour cent pour la durée de dix ans. Le prix d’émission est fixé à 100 pour cent de la valeur nominale pour les deux bons d’État. La période de souscription s’étend du 26 août au 3 septembre inclus, par l’intermédiaire d’un établissement de placement.

Les investisseurs peuvent choisir entre une obligation arrivant à échéance en 2027 et une variante à long terme dont l’échéance est fixée en 2036. Lors des émissions précédentes, en mars et en juin, des durées d’un et de huit ans avaient été retenues. L’émission de juin a notamment connu un grand succès, avec près de 273 millions d’euros d’investissements. Ce nouveau bon d’État s’inscrit dans le cycle d’émission trimestriel habituel, avec des périodes de souscription en mars, juin, septembre et décembre.

Les avoirs dormants deviendront plus rapidement des revenus de l’État

À compter du 1er septembre 2026, la réglementation relative aux avoirs dormants en Belgique sera considérablement renforcée. Le délai pour réclamer des avoirs dormants auprès de la Caisse des dépôts et consignations passera de 30 à 5 ans, tandis que le seuil pour les petits montants passera de 60 à 250 euros. De ce fait, de nombreux avoirs oubliés risquent de disparaître plus rapidement et définitivement au profit du Trésor public. Cela concerne non seulement les anciens comptes courants et d’épargne, mais aussi, entre autres, les comptes-titres et certaines assurances-vie.

Les personnes qui disposent encore d’argent « endormi » peuvent vérifier leur situation via MyMinfin et en demander le remboursement. Le gouvernement fédéral table désormais sur 477 millions d’euros de recettes supplémentaires en 2026. Pour 2027, 2028 et 2029, il prévoit à chaque fois environ 70 à 80 millions d’euros.

Impôt sur les plus-values : à partir du 1er septembre, les produits d’assurance passeront eux aussi au prélèvement automatique

À compter du 1er septembre 2026, le prélèvement automatique de l’impôt sur les plus-values deviendra également la norme pour les assurances-vie et autres produits d’assurance, ce qui alignera pleinement ce dispositif sur la procédure appliquée par les banques depuis le 1er juin pour les comptes-titres. L’impôt s’applique rétroactivement à compter du 1er janvier 2026, s’élève en principe à 10 pour cent sur les plus-values réalisées et prévoit un abattement annuel de 10 000 euros par contribuable, qui peut être reporté dans la limite de 15 000 euros. Les moins-values peuvent être compensées au sein d’une même catégorie, mais ne peuvent pas être reportées indéfiniment sur les années suivantes. Un régime distinct s’applique aux participations importantes. Les personnes qui ne prennent aucune mesure sont automatiquement soumises au régime « opt-in » et sont soumises à une retenue à la source lors de la réalisation ; celles qui préfèrent régler l’impôt via la déclaration d’impôt sur le revenu doivent opter au préalable pour le régime « opt-out », ce qui peut s’avérer particulièrement intéressant pour les investisseurs souhaitant combiner des abattements avec des moins-values.

Le contrôle technique automobile en Flandre sera simplifié

À compter du 1er septembre 2026, le contrôle technique en Flandre sera assoupli sur plusieurs points. Le principal changement réside dans le fait que les voitures particulières devront désormais, en principe, être contrôlées tous les deux ans, quels que soient leur âge ou leur kilométrage. Par ailleurs, le contrôle obligatoire spécifique du crochet d’attelage disparaît et les conducteurs disposeront de deux mois pour remédier au problème en cas de refus dû à un défaut majeur, contre quinze jours actuellement. Les infractions administratives seront également sanctionnées moins sévèrement. Dans le même temps, cette réforme ne signifie pas que le contrôle technique lui-même devienne moins strict : en 2025, plus de 60 000 véhicules flamands ont reçu un « carton rouge », ce qui s’explique notamment par le contrôle plus rigoureux des filtres à particules sur les anciens véhicules diesel.

Les différences régionales donnent en outre lieu à une faille notable : un véhicule refusé en Flandre peut, sous certaines conditions, être amené en Wallonie pour y subir un contrôle complet, où d’autres normes s’appliquent au contrôle des filtres à particules ; le certificat délivré sur place est alors valable dans toute la Belgique. Enfin, à compter du 1er janvier 2027, le contrôle obligatoire des véhicules d’occasion lors de la vente de véhicules commercialisés en Belgique sera supprimé. Ce contrôle disparaîtra donc et les acheteurs devront s’assurer encore plus rigoureusement de l’état technique d’un véhicule.

À partir du 1er septembre, un employeur flamand rémunérera son salarié pour qu’il suive une formation en vue d’un avenir qui ne se situera pas nécessairement au sein de l’entreprise

À compter du 1er septembre 2026, le congé de formation flamand évoluera. Les salariés travaillant au moins à 50 pour cent pourront, sous certaines conditions, suivre une formation rémunérée pendant leurs heures de travail, tandis que l’employeur continuera à verser leur salaire. Le gouvernement flamand augmente la contribution versée aux employeurs de 14,91 à 24,50 euros par heure approuvée. Parallèlement, le système est davantage axé sur les formations qui répondent aux besoins du marché du travail, telles que les métiers en pénurie, les STEM, la numérisation et la transition climatique et énergétique. Toutes les formations ne seront donc plus éligibles.

Pour les employeurs, et surtout pour les petites PME, la subvention reste en outre limitée à une partie des coûts, alors qu’ils doivent également faire face aux absences et à l’impact organisationnel, et que l’avenir du salarié au sein de l’entreprise n’est pas nécessairement assuré.

Changements dans l’enseignement flamand

À partir de septembre 2026, de nombreux changements interviendront en Flandre pour les écoles, le personnel enseignant et les élèves. L’un des volets importants de ces réformes consiste à augmenter le temps d’enseignement effectif : le premier et le dernier jour d’école deviendront des journées complètes, les jours de vacances facultatifs disparaîtront et les écoles auront moins de possibilités de suspendre les cours, notamment pour des journées pédagogiques ou des élections. Les règles relatives à la grossesse et à l’allaitement évoluent également : l’adaptation du travail devient la norme lorsque cela peut se faire en toute sécurité. Par ailleurs, l’interruption de carrière pour aidants proches gagne en flexibilité, avec la possibilité de prendre une interruption à temps plein par semaine et une à mi-temps par mois, sous réserve de l’accord de la direction de l’établissement.

Dans l’enseignement pour adultes, les frais d’inscription pour le français, l’allemand et l’anglais redescendent à 2,25 euros par heure de cours, avec un plafond de 450 euros par formation et par semestre, ainsi qu’un tarif réduit pour certains publics cibles. Parallèlement, les établissements et les élèves devront se conformer à de nouveaux objectifs minimaux, accorder une attention particulière au néerlandais et respecter des règles plus strictes en matière d’accompagnement des élèves.

Nouveau code pénal : ce qui change en matière de droit pénal

À compter du 1er septembre 2026, un tout nouveau code pénal entrera en vigueur en Belgique, ce qui constitue l’une des plus grandes réformes du droit pénal belge depuis des décennies. La distinction classique entre crimes, délits et contraventions disparaît pour laisser place à huit niveaux de sanctions, la peine d’emprisonnement étant explicitement considérée comme un dernier recours et les peines alternatives se voyant accorder une plus grande place. Il convient également de noter l’introduction d’une nouvelle sanction financière pouvant atteindre trois fois le profit réalisé ou escompté grâce à une infraction. Parallèlement, de nouvelles infractions pénales sont introduites, telles que l’écocide et l’homicide routier aggravé, tandis que les infractions involontaires nécessitent désormais la présence d’une faute grave. Cela peut également avoir des conséquences pour les victimes qui souhaitent obtenir réparation. Étant donné que le droit pénal le plus favorable s’applique aux faits antérieurs, les tribunaux devront encore travailler pendant des années en conciliant l’ancien et le nouveau code. À Anvers, un changement pratique notable entrera en vigueur dès septembre : les avocats devront à nouveau déposer les pièces pénales sur papier. Le nouveau Code pénal n’est donc pas une simple réforme juridique : il a également une incidence sur les risques financiers, la responsabilité et les coûts éventuels pour les citoyens, les dirigeants et les entreprises.

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