L’Islande cherche d’autres alliances en matière de sécurité après le rejet des négociations avec l’UE


Principaux renseignements

  • L’Islande doit élaborer de nouvelles stratégies en matière de sécurité, maintenant que les électeurs ont rejeté la reprise des négociations sur l’adhésion à l’UE.
  • L’instabilité géopolitique et l’incertitude quant à la politique américaine accentuent les risques pour la sécurité nationale.
  • Les alliances bilatérales et le cadre de l’EEE constitueront désormais les piliers de la défense du pays.

À la suite d’un référendum au cours duquel les citoyens se sont prononcés contre la reprise des négociations d’adhésion à l’Union européenne, l’Islande doit explorer d’autres stratégies pour renforcer sa sécurité nationale.

La ministre des Affaires étrangères, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir, a déclaré à Reuters que, bien que la voie vers une adhésion à part entière à l’UE ait été rejetée, le pays doit tout de même renforcer sa protection en nouant des liens plus étroits avec le bloc européen et en concluant de nouvelles alliances bilatérales.

Relations avec les États-Unis

L’urgence de cette recherche de sécurité est accentuée par la nature imprévisible de la politique étrangère américaine sous la présidence de Donald Trump, dont l’intérêt pour le Groenland et le scepticisme à l’égard de l’OTAN ont déstabilisé les responsables islandais.

Gunnarsdóttir a souligné que malgré la décision des électeurs, l’environnement géopolitique précaire reste inchangé, ce qui nécessite de nouvelles approches en matière de défense.

Résultats du référendum 

Bien que le gouvernement ait fait valoir que l’adhésion à l’UE offrirait un parapluie de sécurité plus solide, 52,8 pour cent des électeurs se sont opposés à la proposition, contre 47,2 pour cent en faveur, avec un taux de participation élevé de 82,5 pour cent.

Alliances alternatives

Malgré cela, la ministre des Affaires étrangères a souligné que l’UE restait un allié essentiel. Elle a suggéré d’étendre certains accords bilatéraux, citant comme modèles les partenariats existants avec la Norvège et la Finlande, tout en soulignant l’importance du Canada et du Japon.

Cadre de l’EEE

En tant que petite nation arctique de 400 000 habitants, l’Islande ne dispose pas de forces armées propres et s’appuie plutôt sur son statut au sein de l’OTAN et sur un pacte de défense conclu en 1951 avec les États-Unis.

À l’avenir, le gouvernement entend maximiser son rôle au sein de l’Espace économique européen (EEE), un cadre qui lui assure un accès au marché depuis 1994. Gunnarsdóttir a ajouté qu’un aspect positif de ce vote réside dans le nouveau consensus politique, partagé par tous les partis islandais, en faveur du maintien de l’accord EEE.

(at)

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