La Chine dépasse la marine américaine en nombre total de navires de guerre


Principaux renseignements

  • La Chine possède désormais la plus grande marine du monde en nombre de navires.
  • La puissance navale américaine souffre d’une base industrielle en déclin et d’un retard accumulé en matière de maintenance.
  • Une technologie supérieure ne peut pas compenser entièrement une présence mondiale en déclin.

La composition de la puissance maritime mondiale a radicalement changé au cours des dernières décennies. En 1987, la marine américaine approchait le cap des 600 navires en service, un objectif fixé sous l’ère Reagan pour contrer l’Union soviétique. Cependant, la fin de la Guerre froide a entraîné une réduction à long terme de la taille de la flotte, à mesure que les navires obsolètes étaient désarmés et que les priorités stratégiques évoluaient.

Actuellement, la force de combat américaine s’est réduite à 291 navires, tandis que la Marine de l’Armée populaire de libération (PLAN) chinoise s’est développée pour devenir la plus grande flotte au monde en termes d’effectifs.

Défis structurels de la flotte américaine

Si la flotte américaine actuelle dispose de capacités technologiques supérieures à celles de l’époque de la Guerre froide, la baisse du nombre total de navires pose des défis pour le maintien d’une présence stratégique dans la région indo-pacifique.

Les responsables américains ont mis en avant des problèmes systémiques, notamment une base industrielle navale mise à rude épreuve, d’importants retards dans la maintenance et des goulots d’étranglement dans la construction navale.

L’essor de la Marine chinoise

À l’inverse, la Chine a considérablement renforcé sa puissance navale. Le ministère de la Défense indique que la Marine chinoise (PLAN) dispose désormais de plus de 370 plateformes de combat. Cette croissance marque la transition d’une force de défense côtière vers une marine hauturière capable de projeter sa puissance au cœur du Pacifique occidental. Cette expansion comprend le déploiement de destroyers avancés de type 055 et d’une flotte moderne de frégates et de navires amphibies.

De plus, les États-Unis s’inquiètent de la production nationale chinoise de sous-marins à propulsion nucléaire et du développement rapide de ses porte-avions, illustré par la mise en service du Fujian et la construction en cours du Type 004.

Qualité contre quantité

Une simple comparaison numérique ne suffit pas à évaluer globalement la puissance de combat, car les États-Unis disposent toujours de moyens hautement sophistiqués, tels que les sous-marins de classe Virginia et les porte-avions à propulsion nucléaire. Cependant, le fait de disposer d’un nombre réduit de navires rend plus difficile le maintien d’une présence mondiale, chaque navire étant poussé à ses limites.

Production industrielle

En fin de compte, c’est au niveau de la production industrielle que l’écart est le plus flagrant. Les chantiers navals chinois maintiennent un rythme de production constant et rapide pour diverses classes de navires de guerre. À l’inverse, les États-Unis sont confrontés à une capacité limitée de leurs chantiers navals et à des retards dans les réparations.

Pour Washington, l’augmentation de la flotte nécessite plus qu’un simple investissement financier. Elle exige une restauration fondamentale de l’infrastructure industrielle nécessaire pour construire et entretenir des navires à grande échelle. (fc)

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