L’Argentine et le Chili souhaitent augmenter considérablement leur production de cuivre grâce à un nouvel accord minier


Principaux renseignements

  • L’Argentine et le Chili redonnent vie à un accord minier afin de débloquer des milliards d’investissements dans le cuivre.
  • Le partage transfrontalier des infrastructures réduit les coûts d’exploitation et accélère les délais de production.
  • Ce partenariat positionne les deux pays comme des fournisseurs essentiels pour la transition mondiale vers les énergies vertes.

L’Argentine et le Chili s’efforcent d’attirer des milliards de capitaux miniers en modernisant les cadres juridiques et réglementaires qui facilitent le partage des ressources et des infrastructures par-delà les Andes.

Cet effort s’articule autour du « Traité d’intégration et de complémentarité minières ». L’Argentine et le Chili ont redonné vie en juillet dernier à ce traité, qui date de 1997, après des années de stagnation, afin de soutenir une nouvelle vague d’exploitation du cuivre.

Coopération entre l’Argentine et le Chili

Des discussions diplomatiques récentes ont abouti à l’adoption de directives opérationnelles pour plusieurs projets majeurs, notamment NexoAndino, Filo Sur et Vicuña. Ceux-ci sont situés dans des gisements qui s’étendent de part et d’autre de la frontière entre la région chilienne d’Atacama et la province argentine de San Juan.

Ce renouveau de la coopération s’inscrit dans la politique menée par le président argentin Javier Milei et son homologue chilien José Antonio Kast visant à attirer davantage d’investissements étrangers.

Prévisions économiques

Selon le ministre chilien des Mines, Daniel Mas, ces accords de coopération pourraient générer plus de 20,7 milliards de dollars (17,7 milliards d’euros) d’investissements et augmenter la production annuelle de cuivre de 540 000 tonnes.

Le principal attrait pour les entreprises privées réside dans la possibilité pour les sites argentins situés à proximité de la frontière d’utiliser les ports chiliens et les infrastructures industrielles existantes, ce qui permet de réduire les coûts d’exploitation et d’accélérer le démarrage de la production.

Mise en œuvre

Joaquin Villarino, président du Conseil chilien des mines, a déclaré que les collaborations binationales, par le biais de nouveaux partenariats, offraient des avantages considérables aux prestataires de services et aux exploitants d’infrastructures chiliens. Alors que les examens techniques des projets éligibles sont en cours, le vice-ministre chilien des Mines, Alvaro Gonzalez, a indiqué qu’un calendrier précis pour la mise en œuvre de ces mesures n’avait pas encore été établi.

Projets majeurs

Plusieurs opérations majeures devraient bénéficier de cette évolution. Les prochaines réunions à Santiago rassembleront des représentants du site El Pachón de Glencore, de Los Azules de McEwen Copper, ainsi que du projet conjoint Vicuña exploité par BHP et Lundin Mining.

Certains projets, comme Vicuña, envisagent d’utiliser de l’eau dessalée provenant de l’océan Pacifique. D’autres, comme Los Azules, continuent de s’intéresser aux discussions en raison de leur situation géographique, bien qu’ils n’aient pour l’instant pas l’intention d’utiliser les ports chiliens.

Opportunités offertes par la transition écologique

Bien que l’Argentine ne produise plus de cuivre depuis 2018, les experts estiment que le portefeuille actuel de projets pourrait faire du pays l’un des dix plus grands producteurs mondiaux de cuivre d’ici 2030.

Aux côtés du Chili, l’Argentine pourrait devenir un pôle majeur d’approvisionnement en cuivre. Ce minerai est essentiel à la transition mondiale vers les énergies vertes. (lv)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus