Principaux renseignements
- En juillet, le Japon a dépensé un montant record de 76,39 milliards de dollars (65,27 milliards d’euros) pour ses importations de pétrole.
- Les conflits géopolitiques ont contraint Tokyo à s’approvisionner en énergie à des prix plus élevés auprès de sources situées en dehors du Moyen-Orient.
- La diversification des approvisionnements garantit la sécurité énergétique, mais comporte un risque d’inflation intérieure.
Sous l’effet d’une forte hausse des prix du pétrole, les coûts d’importation du Japon ont atteint en juillet le montant sans précédent de 76,39 milliards de dollars (65,27 milliards d’euros). Selon les statistiques de Reuters, cela représente une augmentation de 27,8 pour cent par rapport au même mois de l’année dernière.
Alors que le volume réel de pétrole brut importé n’a augmenté que de 5,5 pour cent, le coût total de ces importations a explosé de 87,8 pour cent, dépassant le record établi précédemment en juin.
Davantage de pétrole en provenance d’autres pays
Koki Akimoto, expert au Daiwa Institute of Research, a fait remarquer que la combinaison de l’augmentation des volumes d’importation, du niveau toujours élevé des prix du marché et d’un recour à du pétrole brut américain plus onéreux a fait grimper la valeur totale des importations.
Traditionnellement, le Japon comptait sur le Moyen-Orient pour près de 90 pour cent de ses besoins en pétrole. Cependant, le déclenchement du conflit entre les États-Unis et l’Iran fin février a imposé un changement stratégique rapide. Afin de préserver sa sécurité énergétique, Tokyo a diversifié ses approvisionnements en s’approvisionnant auprès de fournisseurs tels que le Canada, les États-Unis, l’Azerbaïdjan, le Soudan du Sud, l’Angola et le Nigeria.
Conséquences économiques
Bien qu’elle garantisse un approvisionnement énergétique stable, cette diversification a entraîné une augmentation des dépenses et renforcé les inquiétudes concernant l’inflation nationale. Ces inquiétudes sont exacerbées par la perspective peu probable d’une baisse des prix, alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent.
Hiroyuki Kikukawa, de Nissan Securities, a observé que, si les affrontements intermittents au Moyen-Orient maintiennent les prix à un niveau élevé, il n’existe actuellement aucun catalyseur clair susceptible d’entraîner une variation significative à la hausse ou à la baisse, à moins d’une escalade à grande échelle.
Instabilité géopolitique
La situation géopolitique reste instable, l’Iran menaçant les intérêts américains dans la région. En réponse, le président Trump a annoncé un durcissement des sanctions économiques contre Téhéran.
Dans le même temps, les Émirats arabes unis ont rompu toutes leurs relations commerciales avec l’Iran, invoquant des attaques de missiles sur leur territoire. (lv)
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