Principaux renseignements
- La Belgique retire les voitures de fabrication chinoise de sa flotte militaire haut de gamme.
- Les vulnérabilités numériques des systèmes d’infodivertissement risquent d’entraîner la fuite de données officielles classifiées.
- Les responsables de la défense privilégieront la sécurité au détriment du confort lors des futurs achats.
En raison de craintes liées à l’espionnage et de failles de sécurité potentielles, le ministère belge de la Défense retire les véhicules fabriqués en Chine de la flotte utilisée par ses officiers les plus haut gradés. Ces voitures seront remplacées par d’autres modèles. Ces véhicules seront remplacés par d’autres modèles au sein de l’armée belge.
DS 9
La controverse s’est intensifiée à la suite des questions posées par le député Axel Weydts, qui a révélé que de hauts responsables militaires utilisaient la DS 9, un véhicule entièrement produit en Chine.
Weydts a notamment évoqué les informations extrêmement confidentielles relatives à la sécurité nationale que les généraux partagent parfois. Il a donc souligné qu’il était essentiel que ces informations soient strictement protégées.
Vulnérabilités numériques
Le député a mis en avant les dangers liés à l’intégration des smartphones et des systèmes d’infodivertissement des véhicules modernes. Il a souligné que lorsque des appareils se connectent via Bluetooth, le système du véhicule peut potentiellement accéder à des données sensibles, notamment les journaux d’appels, les listes de contacts, les agendas, les messages et l’historique GPS. Ces informations pourraient être exploitées pour suivre les déplacements et les activités de hauts responsables.
Réponse militaire et remplacement de la flotte
Bien qu’une agence spécialisée ait précédemment contrôlé les véhicules et les ait jugés sûrs pour la circulation, le commandement militaire a décidé de les retirer progressivement de la circulation.
Le lieutenant-général Frédéric Goetynck a confirmé à VTM NIEUWS qu’un nouveau contrat était en cours de finalisation pour remplacer la flotte. Il a déclaré que le ministère ferait preuve d’une plus grande vigilance quant aux risques liés à la technologie chinoise lors de futures acquisitions, tout en reconnaissant qu’il serait probablement impossible de trouver un véhicule totalement dépourvu de composants chinois.
Francken
Le cabinet du ministre de la Défense, Theo Francken, n’a pour l’instant fait aucun commentaire sur cette décision. (fc)
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