Le ministre Rob Beenders demande une enquête sur la stratégie tarifaire de Play Sports


Principaux renseignements

  • Le ministre de la Protection des consommateurs, Rob Beenders (Vooruit), a exigé l’ouverture d’enquêtes officielles sur les stratégies tarifaires de Play Sports.
  • Le coût de l’abonnement au football belge est passé de 20 euros à 35 euros en deux ans.

Le ministre de la Protection des consommateurs, Rob Beenders (Vooruit), a demandé l’ouverture d’une enquête officielle sur les stratégies tarifaires de Play Sports. Il a demandé à l’Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT) et à l’Autorité de la concurrence d’examiner les coûts actuels liés au visionnage du football.

Accords de diffusion 

La controverse trouve son origine dans les récents accords de diffusion. Après une période d’instabilité durant laquelle DAZN affirmait qu’il était impossible de conclure un accord commercialement viable avec les câblo-opérateurs traditionnels – rendant ainsi le football belge accessible uniquement via une application dédiée – , un nouveau consensus a été trouvé.

Par conséquent, les principaux opérateurs tels que Telenet, Orange et Proximus sont à nouveau en mesure de diffuser le contenu de la Pro League, certains proposant même une intégration avec les services DAZN.

Inquiétudes face à la hausse des coûts d’abonnement

La principale préoccupation du ministre porte sur la structure tarifaire de Telenet. Actuellement, un abonnement standard à Play Sports coûte 19,99 euros par mois, mais n’inclut pas la Jupiler Pro League. Pour accéder au football belge, les utilisateurs doivent payer 24,99 euros pour DAZN Total, ou 34,99 euros pour un forfait combiné.

Beenders souligne une hausse significative des prix, notant que le coût d’un accès similaire est passé de 20 euros à 35 euros par mois au cours des deux dernières années.

Enquête sur la concurrence et la tarification équitable

En raison de cette forte augmentation, Beenders sollicite l’avis de l’IBPT afin de déterminer si les hausses de prix sont légitimes. Parallèlement, l’Autorité de la concurrence est invitée à examiner si le regroupement de contenus sportifs avec des services de télécommunications entrave la concurrence sur le marché.

Le ministre a fait valoir que les supporters ne devraient pas être contraints de payer 15 euros supplémentaires par mois simplement parce qu’ils ne disposent pas d’alternatives viables. Il a souligné qu’une position dominante sur le marché ne devrait pas être utilisée pour gonfler injustement les prix, affirmant que la popularité du football ne justifie pas l’exploitation des consommateurs.

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