Le marché belge des véhicules de société stagne après des années de croissance


Principaux renseignements

  • Le marché belge des véhicules de société est au point mort après deux décennies de croissance.
  • Le volume du parc automobile a stagné à environ 629 000 véhicules.
  • Les coupes budgétaires du gouvernement pourraient bientôt viser les incitations fiscales existantes en faveur des voitures de société.

La croissance du marché des véhicules de société en Belgique est pratiquement au point mort, selon une étude récente du Service public fédéral (SPF) Mobilité et Transports. Après près de vingt ans d’expansion significative, le marché stagne désormais, n’affichant qu’une augmentation marginale de 0,2 pour cent au cours de l’année écoulée.

Stagnation du parc automobile

Les données de l’Office national de sécurité sociale indiquent qu’entre les premiers trimestres de 2025 et 2026, seules 1 558 nouvelles voitures de fonction ont été ajoutées. Cela porte le volume total à 629 156 véhicules, ce qui signifie qu’environ 15 pour cent de la population active belge utilise désormais une voiture de fonction.

Le rapport se concentre spécifiquement sur les véhicules mis à la disposition du personnel à des fins professionnelles et personnelles, à l’exclusion des voitures de service et de celles réservées aux cadres.

Budget de mobilité

Ce taux de croissance minime s’est maintenu pendant deux années consécutives, marquant un net rompage avec les dix-sept années précédentes, au cours desquelles le secteur avait connu une croissance moyenne de 5 pour cent par an.

Il est intéressant de noter que le passage aux budgets de mobilité n’a pas encore compensé cette tendance. Seuls 0,57 pour cent des salariés optent pour un budget de mobilité sans voiture. Par conséquent, le SPF Mobilité suggère que l’essor de ces budgets n’est pas la cause principale de la stagnation actuelle.

Évolutions fiscales potentielles

Par ailleurs, les avantages fiscaux liés aux véhicules de société pourraient devenir un point central des prochaines discussions sur le budget fédéral. Alors que le gouvernement De Wever cherche à dégager 10 milliards d’euros pour stabiliser les finances nationales, ces avantages fiscaux pourraient être réexaminés.

(at)

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