Un navire de la marine américaine imprime des drones FPV en mer à l’aide d’une microfabrique 3D


Principaux renseignements

  • L’USS Essex a démontré la faisabilité de l’impression 3D à bord en produisant des drones lors de manœuvres en pleine mer.
  • La fabrication sur place réduit considérablement les délais critiques de la chaîne d’approvisionnement, qui passent de plusieurs semaines à quelques heures.
  • La production dans le domaine de la défense s’oriente vers des usines mobiles afin d’accélérer la préparation opérationnelle de la flotte.

Au cours d’un voyage vers les manœuvres RIMPAC (Rim of the Pacific) à Hawaï, l’USS Essex a démontré avec succès la viabilité de la fabrication additive à bord.

À l’aide d’une micro-usine mobile appelée « conteneur xCell » de Firestorm Labs, les Marines américains ont produit plus de 1 000 composants individuels et 12 drones Squall FPV tout en naviguant dans des conditions difficiles en pleine mer, avec des houles atteignant 12 pieds.

Révolution dans la logistique militaire

Ces appareils tout juste sortis de fabrication ont été immédiatement intégrés aux exercices du RIMPAC, où ils ont joué le rôle de forces adverses lors de simulations de lutte contre les drones.

En délocalisant la production à bord du navire lui-même, Firestorm Labs vise à révolutionner la logistique militaire, suggérant que les réparations critiques et les remplacements de pièces qui prenaient auparavant des semaines à réaliser via les chaînes d’approvisionnement traditionnelles peuvent désormais être effectués en quelques heures.

Squall FPV

Le drone FPV Squall, développé en collaboration entre Firestorm Labs et ORQA, atteint une vitesse maximale de 129 kilomètres à l’heure et dispose d’une autonomie de vol de 42 minutes.

Il peut transporter une charge de 2,5 kilogrammes sur une distance d’environ 32 kilomètres.

Évolution mondiale de la production de défense

Cette initiative reflète une tendance mondiale plus large dans le domaine de la défense, comme en Ukraine, où l’impression 3D est passée de la création de pièces simples à la prise en charge de flottes entières de drones. De même, les États-Unis explorent des applications étendues de cette technologie, notamment la fabrication de composants pour des drones navals et de propergol pour des systèmes de missiles tels que le Stinger et le Javelin, afin d’accélérer les délais de production.

Malgré ces avancées, l’adoption de l’impression 3D pour les drones au sein de l’armée américaine s’est heurtée à des obstacles liés à la bureaucratie, bien que ces défis administratifs soient considérés comme surmontables. (jv)

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