Principaux renseignements
- La Corée du Nord condamne le rôle de chef de file joué par la Corée du Sud dans les exercices navals RIMPAC.
- Pyongyang qualifie Séoul de «marionnette».
- Kim Jong-un accélère les essais d’armement maritime pour contrer les exercices menés par les États-Unis.
La Corée du Nord a récemment intensifié sa rhétorique hostile à l’égard de la Corée du Sud, qualifiant à nouveau le gouvernement sud-coréen de « marionnette » après sa participation à une opération navale dirigée par les États-Unis.
Selon l’agence de presse officielle KCNA, les États-Unis et la Corée du Sud doivent être tenus pour responsables de toute instabilité ou tension imprévue susceptible de survenir dans la région à la suite de ces activités.
Réaction aux manœuvres RIMPAC
Cette condamnation fait suite aux manœuvres « Rim of the Pacific » (RIMPAC) organisées à Hawaï, où la marine sud-coréenne a assumé pour la première fois un rôle de chef de file. Cet événement biennal est reconnu comme le plus grand exercice maritime au monde, réunissant environ 30 pays, dont l’Australie, le Canada et le Japon.
Les responsables nord-coréens ont fait valoir que le rôle prépondérant de Séoul dans ces exercices reflétait un renforcement de l’alliance militaire, soulignant en particulier le resserrement des liens entre la Corée du Sud, le Japon et l’OTAN.
Escalade de la rhétorique et des avertissements
L’utilisation du terme « marionnette » marque un retour à un langage « agressif » qui n’avait plus été observé depuis avril 2025, lorsqu’un avion militaire sud-coréen avait subi une panne technique lors d’une mission d’entraînement dans la province de Gangwon.
Pyongyang a affirmé que le RIMPAC était loin d’être un simple exercice d’entraînement. Il l’a plutôt qualifié de démonstration de force provocatrice de la part de Washington et de ses partenaires, dirigée contre les nations de la région indo-pacifique. L’agence KCNA a averti que de telles actions mettaient en péril la stabilité internationale et pourraient conduire à des développements dangereux dans la péninsule coréenne.
Modernisation militaire
Par ailleurs, la Corée du Nord a condamné un exercice conjoint du Corps des Marines impliquant l’USS Essex, affirmant que cet exercice simulait une infiltration secrète en territoire ennemi.
Ces accusations coïncident avec les efforts déployés par Pyongyang pour renforcer ses capacités maritimes. Des rapports récents indiquent que Kim Jong-un a supervisé les essais d’armements de pointe, notamment des missiles de croisière stratégiques et des systèmes déployés sur le destroyer de 5 000 tonnes nouvellement construit, le Kang Kon.
(at)
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