Trump souhaite retirer la Syrie de la liste des pays soutenant le terrorisme après près de cinquante ans


Principaux renseignements

  • Le président Donald Trump a l’intention de retirer la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme.
  • Ce changement juridique permet au commerce international et aux investissements étrangers de revenir en Syrie.
  • Dans cette nouvelle politique, la reconstruction du pays prime sur l’héritage laissé par des sanctions de longue durée.

Pour la première fois depuis près de cinquante ans, le président Donald Trump a annoncé son intention de retirer à la Syrie son statut d’État soutenant le terrorisme. S’exprimant lors du sommet de l’OTAN à Ankara, en Turquie, aux côtés du dirigeant par intérim de la Syrie, Ahmed al-Sharaa, le président a exprimé son soutien à cette initiative, saluant les progrès réalisés par l’administration actuelle.

La Syrie entrevoit une reprise économique

Le secrétaire d’État Marco Rubio a par la suite confirmé que l’administration avait notifié cette décision au Congrès. Cela déclenche un délai de 45 jours pendant lequel les législateurs peuvent tenter de bloquer cette mesure.

Rubio a souligné que la levée de ces désignations ouvrirait une nouvelle ère pour le peuple syrien en permettant la reprise du commerce international et l’afflux d’investissements étrangers. Il a attribué cette décision aux « assurances formelles » fournies par le président al-Sharaa et aux efforts concrets de lutte contre le terrorisme entrepris par le nouveau gouvernement.

Reconstruction

Ce changement de cap vise à réintégrer la Syrie dans le système financier mondial après plus d’une décennie de guerre civile dévastatrice. Un groupe de législateurs, tant démocrates que républicains – parmi lesquels les sénatrices Jeanne Shaheen et Elizabeth Warren et le représentant Joe Wilson – avait auparavant insisté pour que cette mesure soit prise.

Selon eux, la désignation de « pays soutenant le terrorisme » constituait le principal obstacle juridique aux investissements du secteur privé et à l’aide économique nécessaires à la reconstruction du pays.

Héritage de tensions politiques

L’histoire de la Syrie liée à cette désignation remonte à 1979, sous Hafez al-Assad. Les sanctions ont été encore renforcées en 2004 et 2011, isolant de fait la population syrienne du reste du monde.

La transition vers la direction d’al-Sharaa reste toutefois un sujet de controverse en raison de son ancien commandement au sein de Hay’at Tahrir al-Sham (HTS). Bien que le HTS ait fini par rompre ses liens avec Al-Qaïda et ait contribué à renverser le régime d’Assad, le groupe a fait l’objet d’accusations de la part de l’ONU concernant des actes de torture et des violations des droits de l’homme.

(at)

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