Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, soutient la pression exercée par Trump pour que l’Europe augmente ses dépenses de défense


Principaux renseignements

  • Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, se rallie à la demande de Donald Trump visant à ce que les pays européens augmentent leurs dépenses de défense.
  • L’agression russe et la pression américaine ont généré 250 milliards de dollars (220 milliards d’euros) de nouveaux investissements militaires hors des États-Unis.
  • Malgré ce rapprochement sur les dépenses, des tensions persistent concernant le conflit avec l’Iran.

Lors d’un récent entretien avec le podcast « The Conversation with Dasha Burns » de Politico, en marge du sommet d’Ankara, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a apporté un soutien sans réserve à l’approche de Donald Trump vis-à-vis de l’alliance. M. Rutte a reconnu que le président américain avait raison d’exiger des pays européens qu’ils augmentent leurs dépenses militaires et modernisent leurs systèmes de défense. Selon lui, M. Trump a réussi à concrétiser un objectif partagé par les dirigeants américains depuis l’ère Eisenhower : instaurer une répartition plus équitable des coûts de défense entre l’Europe et les États-Unis.

250 milliards de dollars de nouveaux investissements dans la défense

Le chef de l’OTAN a souligné la nécessité de construire une alliance durable qui réduise sa dépendance vis-à-vis du soutien américain. Cette évolution est illustrée par les 250 milliards de dollars (220 milliards d’euros) de nouveaux investissements dans la défense engagés par 31 membres non américains au cours des deux dernières années.

Si la pression exercée par Trump a joué un rôle de catalyseur, Rutte a noté que l’agression de Vladimir Poutine et la guerre en Ukraine constituent des facteurs tout aussi déterminants. L’alliance cherche à protéger son milliard de citoyens non seulement de la Russie, mais aussi de la coopération militaire croissante entre la Chine, la Corée du Nord et l’Iran.

Polémiques autour de l’opération « Epic Fury »

Malgré ce rapprochement sur les dépenses, des tensions persistent concernant le conflit avec l’Iran. Alors que Donald Trump a affirmé que les alliés européens avaient abandonné les États-Unis pendant la campagne « Epic Fury », Rutte a rétorqué que l’opération aurait été pratiquement impossible sans la coopération européenne.

Il a souligné que des milliers d’avions avaient utilisé des aérodromes européens, citant notamment la décision de la Roumanie de fermer son plus grand aéroport commercial pour faciliter les mouvements militaires américains.

Gérer un partenariat complexe

Rutte a admis que, même si le président pouvait se sentir en droit d’éprouver de la frustration à l’égard de certains partenaires, la contribution européenne globale restait substantielle. Malgré les controverses entourant la rhétorique de Trump concernant l’article 5 ou ses précédentes suggestions au sujet du Groenland, Rutte a affirmé que l’alliance restait un partenaire uni des États-Unis.

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(ns)

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