Principaux renseignements
- Lamborghini passe des véhicules 100 pour cent électriques aux hybrides hautes performances.
- L’Urus SE Performante développe 812 chevaux et offre une accélération record.
- La préférence des clients pour les moteurs à combustion interne est à l’origine de ce changement stratégique.
S’éloignant de sa stratégie axée sur les véhicules entièrement électriques, Lamborghini a dévoilé une version hybride de son SUV Urus. Ce nouveau modèle, l’Urus SE Performante, marque un virage stratégique vers des bolides hybrides essence-électrique plutôt que vers des véhicules 100 pour cent électriques. Le véhicule arbore un design revisité, avec une calandre plus imposante et des prises d’air intégrées au capot, ainsi que diverses améliorations au niveau de l’habitacle.
Plus de 800 pk
Conçu pour atteindre des vitesses extrêmes, Lamborghini affirme qu’il s’agit du « Super SUV » le plus rapide au monde. Il peut accélérer de 0 à 100 km/h en seulement 3,3 secondes et atteindre une vitesse maximale de 312 km/h.
Le système hybride rechargeable associe un moteur V8 biturbo de 4 litres à un moteur électrique, développant une puissance combinée de 812 chevaux et un couple d’environ 738 pieds-livres. Le PDG Stephan Winkelmann a décrit ce lancement comme un moment décisif pour l’entreprise.
La gamme Urus représente près de la moitié des ventes mondiales
La gamme Urus est devenue un pilier de la santé financière de la marque, représentant près de la moitié de ses ventes mondiales annuelles. Avec un total de livraisons annuelles avoisinant les 11 000 unités l’année dernière, ce SUV est essentiel à la croissance de l’entreprise.
Bien que le prix exact de la SE Performante soit annoncé à l’approche de sa sortie aux États-Unis, l’Urus SE 2026 de série devrait coûter entre 250 000 et 280 000 dollars (entre 220 000 et 245 000 euros).
Tournant stratégique vers l’électrification
Cette transition vers la technologie hybride fait suite à la décision de l’entreprise d’abandonner sa feuille de route entièrement électrique. Winkelmann a expliqué que ce changement résultait d’études de marché, soulignant que sa clientèle avait manifesté un manque d’intérêt pour les options entièrement électriques. Il a insisté sur le fait que, si l’innovation est essentielle, elle doit s’aligner sur les attentes des clients plutôt que d’être imposée.
Ce revirement est survenu peu avant que Ferrari ne présente son propre concept électrique, la Luce, qui a fait l’objet de nombreuses critiques. Concernant l’avenir de la combustion interne, le PDG est resté évasif, déclarant « il ne faut jamais dire jamais » lorsqu’on lui a demandé si la marque pourrait revenir à des moteurs exclusivement à essence.
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(ns)(fc)

