Principaux renseignements
- Les politiques climatiques de l’UE doivent préserver la compétitivité industrielle. C’est ce qu’affirme Manfred Weber, président du Parti populaire européen (PPE).
- L’énergie solaire compense les émissions liées à la climatisation, indispensable.
- La régularisation massive des immigrés en Espagne menace la stabilité migratoire à l’échelle de l’UE.
Manfred Weber, le président du Parti populaire européen (PPE), a récemment souligné la nécessité de veiller à ce que les stratégies environnementales de l’UE restent économiquement viables. S’exprimant auprès d’Euronews alors que le continent était frappé par des vagues de chaleur meurtrières, Weber a mis en garde contre la mise en œuvre de politiques climatiques susceptibles de compromettre la survie de l’industrie européenne. Il a plaidé en faveur d’une approche équilibrée, estimant que l’objectif du Pacte vert visant à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 ne devait pas compromettre l’avantage concurrentiel de l’Union dans le domaine industriel.
Équilibre entre climatisation et climat
Sur le plan personnel, Weber a abordé la contradiction liée à l’utilisation de la climatisation pendant les vagues de chaleur. Tout en reconnaissant que ces appareils peuvent augmenter les émissions de gaz à effet de serre lorsqu’ils fonctionnent avec des combustibles traditionnels, il a présenté leur utilisation comme une nécessité et a mis en avant l’énergie solaire comme une solution pratique pour atténuer l’impact environnemental.
Critique de la politique migratoire espagnole
Abordant la question de l’immigration, le président du PPE a exprimé sa vive désapprobation face à l’initiative espagnole visant à régulariser plus d’un million de migrants sans papiers. Alors que le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez soutient que de telles mesures sont indispensables pour éviter une chute massive du PIB due au vieillissement de la main-d’œuvre, Weber estime que cette régularisation rapide est irrégulière.
Il a averti que l’octroi d’un statut légal à un groupe aussi important pourrait avoir des répercussions sur d’autres États membres de l’UE, car ces personnes acquerraient le droit de circuler librement dans toute l’Union.
Soutien aux centres de retour extérieurs
Par ailleurs, Weber a soutenu la décision du Parlement européen de créer des centres de retour pour migrants dans des pays hors de l’UE. Malgré les préoccupations relatives aux droits de l’homme, il s’est prononcé en faveur de cette politique, suggérant que l’Union devrait collaborer avec des partenaires au Moyen-Orient et en Afrique.
Il a toutefois laissé aux différents États membres le soin de déterminer les emplacements précis et les mécanismes de financement de ces centres.
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(ns)(fc)

