Principaux renseignements
- Les coûts énergétiques continuent d’alimenter l’inflation à long terme dans les secteurs de l’alimentation et des services. C’est ce qu’affirme Philip Lane, économiste en chef de la BCE.
- La BCE maintient une politique de taux d’intérêt flexible afin de pouvoir procéder à de futures hausses.
- Pour que la confiance des marchés revienne, il faut une paix mondiale durable afin de retrouver le niveau d’inflation d’avant-guerre.
Lors du symposium annuel de la BCE à Sintra, au Portugal, l’économiste en chef Philip Lane a expliqué que l’impact différé de la hausse des coûts énergétiques — notamment en ce qui concerne les prix des produits alimentaires et des services — reste une préoccupation majeure. Il a souligné que ces répercussions économiques secondaires devraient se manifester progressivement plutôt que de manière immédiate. C’est ce qu’écrit Bloomberg.
Flexibilité monétaire stratégique
En ce qui concerne la stratégie monétaire, Lane a souligné que la banque centrale entendait rester flexible. En évitant de suivre une trajectoire prédéterminée pour les taux d’intérêt, les responsables se laissent toutes les options ouvertes, ce qui laisse la possibilité de nouvelles hausses de taux.
Cette approche prudente fait suite à une récente hausse d’un quart de point, la première depuis 2023, les investisseurs anticipant de nouvelles hausses avant la fin de l’année.
L’inflation reste supérieure à l’objectif de la BCE
Malgré un ralentissement de la hausse des prix du pétrole dû aux progrès diplomatiques entre l’Iran et les États-Unis, l’inflation continue d’inquiéter les décideurs politiques.
Si les données récentes suggèrent un recul à 3 pour cent en juin — la première baisse depuis le début du conflit en février —, ce chiffre dépasse toujours l’objectif de 2 pour cent fixé par la BCE. Toutefois, cette tendance correspond davantage aux projections optimistes de la banque qu’à ses scénarios les plus pessimistes.
Résilience face aux chocs de prix
La présidente Christine Lagarde a souligné que l’Europe avait développé une plus grande capacité à faire face aux chocs de prix fréquents. Néanmoins, Lane a averti que l’inflation resterait probablement au-dessus du seuil souhaité pendant une période prolongée, soulignant la nécessité de surveiller la manière dont les flambées des prix de l’énergie se répercutent sur d’autres secteurs.
La voie vers la confiance des marchés
Cet événement, qui fait écho au rassemblement de la Réserve fédérale à Jackson Hole, sert de plaque tournante mondiale permettant aux économistes et aux décideurs politiques d’aborder les défis financiers systémiques. L’un des moments forts du forum sera une table ronde à laquelle participera Mme Lagarde aux côtés des dirigeants des banques centrales du Royaume-Uni, du Canada et des États-Unis.
Évoquant le climat économique en Europe, Lane a fait remarquer que, bien que la confiance se soit améliorée grâce à la stabilisation au Moyen-Orient, elle n’avait pas encore retrouvé son niveau d’avant-guerre. Il a suggéré que les consommateurs et les investisseurs avaient besoin de preuves d’une paix durable à long terme avant de retrouver pleinement leur confiance dans le marché.
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(ns)

