Principaux renseignements
- Seulement 11 pour cent des organisations considèrent la pénurie de matières premières comme une priorité au niveau de la direction.
- Près de la moitié s’approvisionne majoritairement en matières premières dans des pays à risque.
- La hausse des prix, l’allongement des délais de livraison et la pression sur les marges sont de plus en plus souvent signalés.
Dans de nombreuses organisations belges, la pénurie de matières premières ne fait encore l’objet que d’une attention limitée au plus haut niveau. Seulement 11 pour cent indiquent que ce thème est une priorité au niveau de la direction. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par Milgro, gestionnaire des déchets et des matières premières, auprès de 200 décideurs et influenceurs belges dans les domaines des achats, de la gestion des installations, du management, de l’environnement et du développement durable.
Dépendance vis-à-vis des pays à risque
Parallèlement, l’étude met en évidence une dépendance considérable vis-à-vis des approvisionnements étrangers. Près de la moitié des personnes interrogées (47 pour cent) affirment que la majeure partie des matières premières utilisées provient de pays dits « à risque ».
Selon l’étude, cela accroît la pression sur la disponibilité des matières premières.
La hausse des prix d’achat se fait déjà sentir
Cette tension semble déjà se répercuter aujourd’hui dans la pratique des entreprises. Ainsi, 41 pour cent d’entre elles indiquent être confrontées à une hausse des prix d’achat, tandis que 30 pour cent font face à des délais de livraison plus longs. En outre, 22 pour cent font état d’une pression accrue sur les marges et 21 pour cent d’un choix plus restreint de fournisseurs.
Plus d’un tiers (35 pour cent) s’attend par ailleurs à ce que la pénurie de matières premières devienne l’un des principaux facteurs de coûts dans les années à venir.
Tout le monde n’est pas encore sur la même longueur d’onde
Bien que 70 pour cent des décideurs considèrent la dépendance vis-à-vis des matières premières étrangères comme préoccupante, 26 pour cent ne la perçoivent pas encore comme un risque concret pour leur propre organisation. Parmi les organisations ayant déjà pris des mesures, 22 pour cent indiquent avoir mis en place des actions concrètes, principalement axées sur un meilleur suivi via des rapports. 25 pour cent étudient actuellement les mesures à prendre, tandis que 17 pour cent reconnaissent le risque mais n’ont pas encore défini d’actions concrètes.
Selon Pascale Hendrickx, directrice de Milgro, l’impact de la pénurie de matières premières varie d’un secteur à l’autre. Elle souligne qu’il est important pour les organisations de bien cerner leurs dépendances et leurs vulnérabilités. (em)
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