Principaux renseignements
- Les cours du pétrole brut se sont stabilisés pour l’instant.
- La volatilité des marchés persiste, car la reprise du transport maritime et la relance de la production nécessitent beaucoup de temps.
- La demande des raffineries chinoises a atteint son plus bas niveau depuis quatre ans, compensant ainsi l’impact de la baisse des stocks américains.
Les cours du pétrole brut sont restés relativement stables mercredi, les acteurs du marché mettant en balance les perspectives d’une résolution diplomatique entre les États-Unis et l’Iran et les perturbations persistantes dans le détroit d’Ormuz.
À 9 h 35, le Brent a enregistré une légère baisse à 78,65 dollars, tandis que le WTI a progressé à 75,46 dollars. Cette évolution fait suite à une forte baisse sur deux jours consécutifs, qui avait poussé les cours à leur plus bas niveau en trois mois, alimentée par l’optimisme quant à la possibilité qu’un accord de paix rétablisse le transit pétrolier.
Pas de rétablissement rapide
L’accord proposé prévoit que les États-Unis lèvent leur blocus des ports iraniens en échange de l’autorisation accordée par Téhéran aux pétroliers de transiter par le détroit, dont la circulation est largement entravée depuis fin février.
Toutefois, les analystes estiment que, même si les primes de risque géopolitiques s’atténuent, la reprise du trafic maritime ne sera pas immédiate. Hiroyuki Kikukawa, de Nissan Securities Investment, a fait remarquer que, bien que la réouverture potentielle du détroit ait déclenché une vague de ventes, les opérateurs attendent des détails concrets sur la mise en œuvre, ce qui laisse penser que le WTI pourrait fluctuer dans une fourchette de 20 dollars autour de la barre des 80 dollars.
Détails de l’accord provisoire
L’accord provisoire, dont le contenu reste confidentiel, empêcherait Téhéran de se doter d’armes nucléaires et permettrait à l’Iran de reprendre immédiatement ses ventes de pétrole. Ce protocole prolonge de 60 jours le fragile cessez-le-feu d’avril afin de faciliter les négociations de paix à long terme. Malgré cela, les experts préviennent que le retour aux capacités de production et de raffinage antérieures pourrait prendre un temps considérable, allant de plusieurs semaines à plusieurs années.
Instabilité régionale persistante
L’instabilité régionale persiste, Israël ne s’étant pas aligné sur le récent pacte ni sur le cessez-le-feu précédent. Les récentes attaques israéliennes par drones dans le sud du Liban, qui ont fait plusieurs victimes, ont suscité une critique publique inhabituelle de la part du président américain Donald Trump, ce qui a renforcé l’incertitude.
Évolution de la demande mondiale
Du côté de la demande, les raffineries chinoises ont fait état d’une baisse de 9,1 pour cent en glissement annuel du volume de brut traité en mai, ce qui représente son plus bas niveau depuis près de quatre ans et indique un recours accru aux réserves existantes.
Parallèlement, les données sur les stocks américains publiées par l’American Petroleum Institute ont révélé une baisse des stocks de brut de 8,3 millions de barils pour la semaine se terminant le 12 juin, un chiffre nettement supérieur à la baisse prévue de 4,6 millions de barils.
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