La Belgique propose la création d’un « espace Schengen militaire » afin de pouvoir déplacer plus rapidement ses troupes à travers l’Europe


Principaux renseignements

  • La Belgique propose une « zone Schengen militaire » afin d’éliminer les obstacles bureaucratiques au déplacement des troupes.
  • Des inspections musclées de la flotte fantôme russe vont saper le financement de la guerre par le Kremlin.
  • La frégate Léopold Ier rejoint la mission Aspides pour sécuriser les voies maritimes de la mer Rouge.

Lors d’un prochain sommet informel des ministres européens de la Défense à Chypre, le ministre belge de la Défense Theo Francken (N-VA) a l’intention de proposer la création d’une « zone Schengen militaire ». L’objectif est de rationaliser les mouvements de soldats et de matériel à travers le continent en supprimant les obstacles logistiques et bureaucratiques contraignants. C’est ce qu’écrit Het Nieuwsblad.

Rationalisation du déploiement rapide

M. Francken fait valoir que la capacité de l’Europe à se protéger dépend du déploiement rapide de ses forces. Il suggère que la logistique militaire s’inspire de la fluidité des déplacements civils au sein de l’espace Schengen, en veillant à ce que les réglementations nationales et les formalités administratives n’entravent pas les mouvements urgents de troupes en cas de crise.

Compte tenu de la position stratégique de la Belgique en tant que plaque tournante logistique centrale, le ministre estime que le pays est bien placé pour mener cette initiative visant à renforcer la dissuasion collective et à réduire les délais de réaction.

Flotte fantôme russe

Outre la mobilité, le ministre plaidera en faveur de mesures plus énergiques contre la « flotte fantôme » russe, utilisée pour contourner les sanctions et financer des opérations militaires. Francken soutient la stratégie européenne consistant à dialoguer avec les nations dont les pavillons sont utilisés abusivement par ces navires.

Il propose de conclure des accords qui conféreraient le pouvoir d’arraisonner et d’inspecter les navires suspects lorsqu’il existe des preuves d’un enregistrement frauduleux. En ciblant ces activités illicites, Francken affirme que l’Europe peut directement affaiblir la capacité de la Russie à financer son conflit avec l’Ukraine.

L’opération maritime Aspides

La réunion portera également sur une aide supplémentaire à l’Ukraine et le renforcement général des capacités de défense européennes. De plus, l’engagement de la Belgique dans l’opération maritime Aspides sera réaffirmé, la frégate Léopold Ier devant rejoindre la mission en mer Rouge au cours du second semestre afin d’assurer la sécurité des voies de navigation.

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