La majorité des Britanniques souhaite réintégrer l’Union européenne


Principaux renseignements

  • La plupart des adultes britanniques soutiennent désormais un retour dans l’Union européenne.
  • Les jeunes électeurs sont à l’origine d’un changement démographique marqué en faveur de l’annulation du Brexit.
  • L’immigration reste le principal obstacle à un consensus national.

Un récent sondage Ipsos portant sur les opinions de 1 137 adultes britanniques révèle qu’un vote actuel sur l’adhésion à l’Union européenne renverserait probablement le résultat initial du Brexit. Selon les données recueillies à la mi-mai, 52 pour cent de la population estime désormais que le Royaume-Uni devrait réintégrer l’Union, un chiffre qui reflète l’inverse du sentiment observé en 2016.

Évolution de l’opinion publique

L’intérêt du public pour un second référendum est important, près de 50 pour cent des personnes interrogées étant favorables à un nouveau vote. Il n’y a pas de consensus sur le calendrier, les opinions étant partagées quant à savoir si ce scrutin devrait avoir lieu avant ou après les prochaines élections législatives. Lors d’un vote simulé, seuls 33 pour cent des participants se sont prononcés en faveur du maintien hors de l’UE, tandis qu’environ 10 pour cent étaient indécis.

Keiran Pedley, directeur politique chez Ipsos, a noté que ces résultats reflètent un changement marqué dans l’opinion publique, suggérant que la position du pays sur ses relations avec l’Europe reste en suspens.

Divisions démographiques et politiques

Les affiliations démographiques et politiques continuent de creuser un fossé profond dans l’opinion publique. Les jeunes générations sont fortement favorables à l’annulation de la sortie, tandis que 50 pour cent des citoyens âgés de 55 ans et plus restent opposés à un retour dans l’Union. Le soutien à un retour dans l’UE est le plus marqué parmi les électeurs proches du Parti vert, des Libéraux-démocrates et du Parti travailliste.

À l’inverse, 70 pour cent des partisans de Reform UK — un parti issu du mouvement pro-Brexit UKIP — voteraient pour rester en dehors de l’Union.

Migration clandestine

Si un consensus se dégage de plus en plus sur des objectifs communs en matière de commerce, de politique environnementale et de sécurité nationale, l’immigration reste un sujet profondément clivant. Les données d’Ipsos d’avril suggèrent que, si de nombreux Britanniques voient des points communs dans plusieurs domaines, près de 40 pour cent estiment que le Royaume-Uni et l’UE sont en désaccord sur l’immigration clandestine, contre seulement 25 pour cent qui considèrent que leurs intérêts sont alignés. Pedley a averti que ces chiffres de sondage pourraient changer dans un scénario réel, car les compromis concrets liés à une réintégration compliqueraient probablement la décision du public.

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