Lors de la Baku Energy Week, des experts plaident en faveur d’une combinaison d’énergies vertes et de combustibles fossiles


Principaux renseignements

  • La demande mondiale en énergie nécessite un « ajout énergétique » provenant à la fois des énergies renouvelables et des combustibles fossiles. C’est l’une des conclusions de la Baku Energy Week.
  • L’Azerbaïdjan concilie objectifs écologiques et sécurité d’approvisionnement en hydrocarbures pour alimenter les économies régionales.
  • La modernisation des infrastructures de réseau et l’intelligence artificielle sont essentielles pour une distribution efficace de l’énergie.

Au cours des sessions de clôture de la Baku Energy Week, des spécialistes du secteur ont remis en question la notion courante de « transition énergétique », suggérant plutôt que le monde connaît actuellement un « ajout énergétique ». C’est ce que rapporte Euronews. Damjan Krnjević Mišković, chef de cabinet du secrétaire général de l’UIG, a souligné que la demande mondiale augmente dans tous les secteurs, avec une consommation record d’énergies renouvelables, d’énergie nucléaire, de biomasse, de charbon, de pétrole et de gaz, toutes simultanées.

Équilibre entre objectifs écologiques et sécurité des hydrocarbures

L’un des principaux thèmes de l’événement était l’équilibre entre l’augmentation des capacités en énergies vertes et le maintien des fondements liés aux hydrocarbures, essentiels à la sécurité nationale et aux économies des pays producteurs. Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a exposé les ambitions de son pays, annonçant l’objectif d’atteindre 2 gigawatts d’énergie solaire d’ici la fin de l’année prochaine et 8 gigawatts d’ici 2032.

Il a fait valoir que le succès d’une nation devait se mesurer à la manière dont elle utilise ses richesses en ressources pour améliorer la vie de ses citoyens et financer des initiatives environnementales, plutôt qu’à la simple présence de pétrole. De plus, M. Aliyev a souligné le rôle de l’Azerbaïdjan dans l’approvisionnement en gaz de 16 pays, dont 10 membres de l’UE, et a évoqué la création de corridors énergétiques pour relier la région caspienne à l’Europe.

Intégrer les énergies renouvelables dans le mix énergétique de base

Le débat a évolué : les énergies renouvelables ne sont plus considérées comme une alternative de niche, mais comme un élément central d’un mix énergétique diversifié.

Nuran Karimov, de Deloitte Azerbaïdjan, a observé que l’énergie verte n’est plus opposée aux combustibles fossiles, mais qu’elle s’inscrit désormais dans des discussions stratégiques plus larges.

Relever les défis liés aux infrastructures et au réseau

Cependant, des obstacles importants subsistent, notamment en ce qui concerne les réseaux de transport. Fuat Age Aslan, de HT Solar, a souligné que la modernisation des infrastructures du réseau est tout aussi cruciale que l’augmentation de la production d’électricité.

Il a noté que, bien que la région caspienne possède un immense potentiel en matière d’énergie solaire, hydraulique et éolienne, ces ressources ne peuvent être pleinement exploitées sans une amélioration urgente de l’efficacité du réseau.

L’impact de l’IA

Enfin, le forum a mis en avant le rôle des technologies de pointe dans le secteur. Les discussions ont porté sur l’intégration de systèmes de gestion basés sur l’IA, d’outils énergétiques numériques et du stockage par batterie.

Selon Karimov, l’intelligence artificielle est devenue un élément central dans la refonte de la manière dont l’énergie est produite, gérée et distribuée à l’échelle mondiale.

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