L’UE économise 51 milliards d’euros en passant aux énergies renouvelables


Principaux renseignements

  • En 2025, les énergies renouvelables ont permis à l’Union européenne d’économiser 51,4 milliards d’euros en dépenses liées aux combustibles fossiles.
  • Les infrastructures vertes protègent la région de l’instabilité géopolitique et de la volatilité des prix.
  • L’énergie éolienne et solaire génèrent désormais plus d’électricité à l’échelle mondiale que le gaz.

En donnant la priorité aux sources d’énergie renouvelables, l’Union européenne a réussi à réduire ses dépenses d’importation de combustibles fossiles d’environ 51,4 milliards d’euros en 2025. Selon les données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et du groupe de réflexion Ember, ce gain financier résulte d’un pivot stratégique vers l’énergie éolienne et solaire, qui a réduit la dépendance de la région vis-à-vis des importations d’énergie coûteuses et polluantes.

Renforcer la sécurité énergétique

La transition vers les énergies propres a constitué un rempart important contre les tensions géopolitiques. Alors que les conflits entre l’Iran, Israël et les États-Unis ont déstabilisé les chaînes d’approvisionnement mondiales et fait grimper les coûts, les investissements européens dans les infrastructures vertes ont renforcé la sécurité énergétique. Cette transition a notamment protégé le secteur de l’électricité contre les pires fluctuations de prix. En conséquence, on observe une volonté croissante d’étendre l’électrification au chauffage et aux transports afin de réduire davantage la dépendance vis-à-vis des importations de gaz et de pétrole.

Les données financières de Strategic Perspectives montrent une tendance à la baisse de la dépendance aux combustibles fossiles. Les importations énergétiques de l’UE ont diminué de 11,1 pour cent en valeur et de 0,6 pour cent en volume en 2025, pour atteindre un total de 336,7 milliards d’euros. En revanche, l’UE a investi 90 milliards d’euros dans des projets d’énergie renouvelable. L’énergie solaire s’est imposée comme un moteur important, avec une part de 12,5 pour cent dans le mix énergétique total de l’UE et une production de plus de 340 térawattheures (TWh). La croissance annuelle de la production d’énergie solaire à elle seule a dépassé 60 TWh, un chiffre comparable à la consommation annuelle totale d’électricité du Portugal.

Une manœuvre économique stratégique

Au-delà des avantages environnementaux, ces avancées sont considérées comme une manœuvre géopolitique et économique vitale. Les experts suggèrent que l’accélération de l’abandon des combustibles fossiles protège les entreprises et les citoyens contre les chocs soudains du marché et l’instabilité internationale.

Cette tendance a eu des répercussions mondiales, le mois d’avril 2026 marquant une étape historique où l’énergie éolienne et solaire ont, pour la première fois en un seul mois, généré ensemble plus d’électricité que le gaz. Ensemble, elles ont représenté 22 pour cent de l’électricité mondiale, dépassant la part de 20 pour cent du gaz. Cette hausse a été observée dans plusieurs grandes économies, avec notamment une croissance significative au Royaume-Uni (+35 pour cent), au Chili (+24 pour cent) et en Australie (+17 pour cent).

L’évolution du paysage mondial

Si Ember souligne que cette performance s’est produite pendant une période spécifique, où le climat printanier de l’hémisphère nord maximise la production solaire et éolienne tandis que la demande globale reste faible, elle met en évidence la nature en rapide évolution du paysage énergétique mondial. À mesure que la capacité des énergies renouvelables continue de grimper, l’Europe devrait enregistrer des économies financières encore plus importantes en 2026. (lv)

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