Le premier ministre Bart De Wever (N-VA) a donné le coup d’envoi des nouvelles négociations budgétaires. À cette occasion, le gouvernement doit rechercher au moins 6,7 milliards d’euros. C’est ce qu’annonce De Morgen. Officiellement, il faut attendre le 6 juillet pour connaître l’ampleur de l’effort budgétaire. Le Monitoringcomité, le groupe d’agents qui suit le budget, viendra alors avec un nouveau rapport. Mais en attendant, le gouvernement-De Wever a déjà fait faire une première estimation par l’administration.
Principaux renseignements
- Le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) cherche 6,7 milliards d’euros pour le budget.
- Il y a une discussion sur l’endroit où le gouvernement doit trouver l’argent.
- Le Comité de suivi ne publiera son rapport officiel sur le budget que le 6 juillet.
Analyse budgétaire préliminaire
Selon une note, le seuil est fixé à 6,7 milliards d’euros d’ici 2029. C’est beaucoup plus que les 4,9 milliards d’euros que le Comité de suivi avait calculés fin mars, mais cela est en ligne avec les déclarations du ministre du Budget Vincent Van Peteghem (cd&v) il y a trois semaines. Il a alors dit que le gouvernement devait probablement chercher 7 milliards d’euros. Dans le même temps, les dépenses de défense continuent d’augmenter fortement en raison des efforts pour atteindre la norme de 2 % de l’OTAN. Ces dépenses supplémentaires pèseront entièrement sur le budget à partir de 2029.
Selon des sources gouvernementales, il ne s’agit toujours que d’un montant indicatif provisoire. La situation reste volatile. Cela a notamment à voir avec la forte inflation et la guerre au Moyen-Orient.
Dépenser moins d’argent
La note donne une idée de l’ampleur de l’effort. Lorsque le gouvernement a conclu un accord fin 2025 sur un assainissement de quelque 9 milliards d’euros, cela a été accompagné de mois de tensions. Le Premier ministre Bart De Wever a même menacé de démissionner. Finalement, l’accord est également arrivé trop tard, de sorte que l’année 2026 a dû être entamée avec des douzièmes provisoires.
Cette fois-ci, l’exercice ne sera pas beaucoup plus facile, alors que tous les fruits à portée de main ont déjà été cueillis. Cela fait en sorte que les réformes actuellement sur la table sont chacune sensibles pour un ou plusieurs partenaires de la coalition. Comme la hausse des dépenses pour la Défense. Pour le président de Vooruit, Conner Rousseau, nous pouvons tout à fait dépenser un peu moins d’argent pour l’armée. Le président du cd&v, Sammy Mahdi, veut également réduire le budget de l’armée. Pour le Premier ministre De Wever et le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA), il ne peut pas être question d’une telle restriction.
Autres possibilités pour obtenir de l’argent
Il est frappant de constater que la note ne prévoit aucune économie concrète sur la structure de l’État, le système politique, la coopération au développement ou les coûts de la migration et de l’accueil des demandeurs d’asile. Pourtant, le Vlaams Belang a présenté fin mars un plan d’économies alternatif qui, selon le parti, pourrait rapporter 8,3 milliard d’euros. L’accent était mis sur moins d’accueil des demandeurs d’asile, une limitation des avantages sociaux pour les étrangers, des économies sur les dépenses climatiques, des coûts énergétiques réduits au sein du gouvernement et une réduction des contributions aux institutions européennes et autres institutions multilatérales.
Au lieu de cela, le gouvernement se concentre principalement sur les recettes de la TVA et les petites économies au sein du gouvernement fédéral. Ainsi, le gouvernement semble pour l’instant surtout chercher des revenus supplémentaires, tandis que les économies structurelles sur les grandes dépenses se font attendre. Si cela dépend de De Wever, la TVA passera de 21 à 22 pour cent. Les taux de 9 et 12 sont fusionnés en un taux de 9 pour cent. La question est de savoir si le président du MR, Georges-Louis Bouchez, lèvera son veto cette fois-ci. Cette chance semble faible, étant donné la forte baisse de son parti dans les sondages. D’après De Stemming de la VRT, le PS est de nouveau le plus grand parti en Wallonie et le PTB-PVDA d’extrême gauche continue de progresser.
Encore plus de dilemmes en plus
D’autres dilemmes qui sont également sur la table sont l’augmentation du ticket modérateur chez le médecin, une approche plus stricte des sociétés de gestion et les économies sur les mutuelles. Et surtout: le maintien ou non de la réduction de charges prévue dans l’impôt des personnes physiques, jusqu’à 1 000 euros nets supplémentaires par an. Cela coûte environ 3 milliards d’euros.
D’ici le 1ᵉʳ juin, donc aujourd’hui, le Bureau du Plan doit remettre une note au gouvernement avec des recommandations concrètes. Pour cela, il a rassemblé des propositions de différents experts. Entre-temps, le gouvernement a également mis en place plusieurs groupes de travail préparatoires. La date limite est fixée au jour de la fête nationale du 21 juillet, bien que le gouvernement ait une certaine marge pour prolonger un peu plus longtemps. (fc)
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