Principaux renseignements
- Bpost a conclu un accord social garantissant la stabilité de l’emploi et une augmentation salariale.
- La direction exige une flexibilité opérationnelle et un décalage des horaires de travail pour survivre sur le marché des colis.
- Les grèves régionales persistent malgré l’accord général, ce qui coûte 15 millions d’euros à l’entreprise.
Bien qu’un accord social ait été conclu avec les syndicats, le PDG de Bpost, Chris Peeters, affirme que le chemin parcouru par l’entreprise est loin d’être terminé. Alors que la convention collective de travail (CCT) est finalisée, des tensions persistent concernant un plan de transformation. Ce vise à réorganiser le mode de fonctionnement des postiers.
Stabilité et gains salariaux
L’accord conclu récemment, à l’issue de plusieurs mois de négociations et de plusieurs semaines de grèves, met l’accent sur la stabilité et la rémunération. Parmi les principales dispositions figurent une garantie d’emploi et une protection contre les licenciements jusqu’à l’année prochaine, ainsi que des primes exceptionnelles et une augmentation des chèques-repas. Des accords ont également été conclus concernant les congés, les transitions de fin de carrière et les réaffectations internes.
M. Peeters a souligné l’importance de cette sécurité de l’emploi, compte tenu notamment du déclin du courrier traditionnel et de la perte du contrat de distribution des journaux. Il a insisté sur le fait que Bpost entend maintenir la présence du facteur au sein de la communauté, rassurant le personnel sur le fait que son rôle ne se limitera pas à la simple distribution de colis.
La recherche d’une flexibilité opérationnelle
En échange de ces garanties, l’entreprise cherche à obtenir une plus grande flexibilité opérationnelle. Un élément central du plan de transformation consiste à modifier les horaires de prise de service afin d’être plus compétitifs sur le marché de la livraison de colis. À partir de septembre, certains horaires pourraient être décalés de près de deux heures, passant de 7 h à 8 h 45. M. Peeters a décrit ce changement comme une condition essentielle à la survie de l’entreprise, tout en précisant que les horaires spécifiques seront adaptés par région et par centre de tri pour tenir compte des besoins des employés.
Malgré l’accord de la convention collective, les syndicats s’opposent à ces nouveaux horaires. Ils arguent que le plan est irréaliste et ne tient pas compte du bien-être social du personnel. M. Peeters a reconnu cette friction, mais a laissé entendre que les employés apprécient l’amélioration de leur pouvoir d’achat et les garanties d’emploi.
Conséquences financières et agitation régionale
L’impact financier des récentes grèves est estimé à 15 millions d’euros à court terme. M. Peeters a déclaré que la priorité actuelle est de rétablir la confiance tant auprès du personnel que de la clientèle afin d’assurer une stabilité à long terme.
Malgré un accord général, des tensions persistent dans certaines zones. Les facteurs de Seraing et de Liège ont entamé des débrayages, avec des dizaines de grévistes. Ca entraîne des perturbations dans les livraisons dans ces régions. La direction locale tente actuellement de résoudre ces conflits, tandis que l’entreprise encourage les clients à utiliser l’application Bpost pour suivre leurs envois.
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