FedEx Freight fait ses débuts en Bourse après sa scission de sa maison mère


Principaux renseignements

  • FedEx Freight est désormais cotée de manière indépendante à la Bourse de New York sous le symbole FDXF.
  • Les évolutions du marché et le durcissement de la réglementation pourraient favoriser une reprise des tarifs de fret.
  • La croissance à long terme dépend de l’automatisation et d’une orientation stratégique vers le fret à forte rentabilité.

FedEx a annoncé ce lundi avoir finalisé la scission de FedEx Freight, permettant ainsi à cette division de commencer à être cotée de manière indépendante à la Bourse de New York sous le symbole FDXF.

En tant que premier prestataire de services de transport de lots partiels aux États-Unis, la société fait son entrée sur le marché boursier alors que les tarifs de fret semblent se redresser après quatre années de baisse. Cette évolution du marché s’explique par la disparition de concurrents en difficulté et par un durcissement de la réglementation fédérale limitant l’octroi des permis de conduire professionnels aux citoyens américains.

Perspectives des analystes

Les experts financiers ont des avis mitigés sur les perspectives immédiates de cette nouvelle entreprise, rapporte Reuters. Fadi Chamoun, de BMO Capital Markets, a noté que si la société a le potentiel d’augmenter considérablement ses marges en tant qu’entité autonome, son succès dépendra fortement de la manière dont la transition sera gérée. Selon Chamoun, l’entreprise doit tirer parti de son réseau pour améliorer ses niveaux de service, augmenter les revenus par expédition et affiner constamment ses ratios d’exploitation.

À l’inverse, l’analyste de J.P. Morgan, Brian Ossenbeck, a attribué une valorisation inférieure à FedEx Freight par rapport à des concurrents tels que Old Dominion Freight Line, Saia et XPO, invoquant des inquiétudes concernant les écarts de volume et de service, ainsi que les dépenses liées à la scission.

Objectifs financiers

Pour l’avenir, le directeur financier Marshall Witt a présenté les objectifs financiers à moyen terme de l’entreprise, prévoyant une augmentation moyenne du chiffre d’affaires comprise entre 4 pour cent et 6 pour cent. Les bénéfices de base devraient croître de 10 pour cent à 12 pour cent sur une période similaire.

Bien que Witt ait reconnu que les coûts liés à la modernisation des infrastructures et à la scission de la société mère pèseraient temporairement sur les bénéfices, il estime que les marges à long terme seront renforcées grâce à l’automatisation, à une gestion plus stricte des dépenses et à une orientation stratégique vers le fret à haut rendement.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus