Boris Vujčić nommé vice-président de la Banque centrale européenne


Principaux renseignements

  • Boris Vujčić devient le nouveau vice-président de la Banque centrale européenne (BCE).
  • La Croatie obtient son tout premier siège au conseil d’administration de la BCE.
  • Luis de Guindos, qui quitte ses fonctions, appelle à la création d’un système unifié de garantie des dépôts.

Boris Vujčić a officiellement pris ses fonctions de vice-président de la Banque centrale européenne, succédant à Luis de Guindos à l’issue du mandat de huit ans de ce dernier. La nomination de Vujčić a été finalisée par le Conseil européen le 19 mars pour un mandat unique de huit ans, après avoir reçu l’aval du Parlement européen et avoir été sélectionné par l’Eurogroupe en janvier. En rejoignant le directoire composé de six membres, il sera désormais l’adjoint de la présidente Christine Lagarde.

Une nomination historique pour la Croatie

Ancien professeur d’économie, Vujčić est connu pour son approche prudente en matière d’inflation. Il dirige la Banque nationale de Croatie depuis 2012 et a joué un rôle central dans l’adoption de l’euro par la Croatie en 2023.

Il est notamment le premier ressortissant d’un État membre de l’UE ayant adhéré après 2004 à être nommé au directoire de la BCE, ayant été choisi parmi plusieurs autres candidats du Portugal, de Finlande, de Lettonie et d’Estonie.

« Le secteur bancaire reste solide malgré les difficultés »

Lors d’une conférence de presse le 27 mai, Luis de Guindos, qui quitte ses fonctions, a fait le bilan de son mandat et s’est dit fier d’avoir maintenu la stabilité financière malgré d’importantes perturbations mondiales. Il a souligné que le secteur bancaire était resté solide malgré les défis posés par la pandémie, la guerre en Ukraine, les changements politiques aux États-Unis et la chute du Crédit Suisse. Sous sa direction, de Guindos s’est concentré sur la gestion des risques, la stabilité financière et la politique macroprudentielle.

L’appel en faveur d’une garantie unifiée des dépôts

Au moment de son départ, de Guindos a souligné la nécessité de finaliser l’union bancaire. Tout en reconnaissant le succès de la résolution et de la supervision uniques, il a fait valoir que l’union monétaire resterait inachevée sans une garantie des dépôts unifiée.

Il a exhorté les décideurs politiques et les institutions européennes à mettre en place le système européen d’assurance des dépôts (EDIS), décrivant ce « troisième pilier » comme essentiel pour l’avenir et invitant les dirigeants à agir tant que le secteur bancaire est actuellement stable. (fc)

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