Israël intensifie son offensive contre le Hezbollah au Liban


Principaux renseignements

  • Israël a lancé des frappes à grande échelle à travers le Liban afin de vaincre définitivement le Hezbollah.
  • Le Hezbollah a riposté par des attaques de drones et de roquettes visant des sites militaires israéliens.
  • Les pourparlers diplomatiques à Washington sont dans l’impasse concernant les conditions de retrait et de cessez-le-feu.

À la suite de la déclaration du Premier ministre Benjamin Netanyahu selon laquelle Israël intensifierait son offensive contre le Hezbollah, les Forces de défense israéliennes (FDI) ont lancé une série de frappes à grande échelle à travers le Liban. Ces opérations ont spécifiquement visé la vallée de la Bekaa et diverses autres régions. En réponse, la milice chiite soutenue par l’Iran a lancé 22 frappes distinctes à l’aide de roquettes et de drones visant des installations militaires israéliennes, notamment des casernes, des véhicules blindés et du personnel.

Intensification des opérations militaires

Cette escalade fait suite à une période d’instabilité malgré une trêve de 45 jours établie à la mi-avril. Mardi, les FDI ont affirmé avoir neutralisé de nombreux militants et détruit plus de 100 sites du Hezbollah. Des informations locales libanaises indiquent qu’une frappe ciblée dans le village de Mashghara a fait 12 morts, une action que l’armée israélienne a justifiée comme une opération de précision contre une activité terroriste identifiée. De plus, l’armée israélienne a averti les habitants de Nabatieh de se mettre à l’abri, car de nouvelles frappes sont attendues.

Le Premier ministre Netanyahou a déclaré dans un discours enregistré qu’Israël était engagé dans une guerre active contre le Hezbollah et a ordonné à son armée d’infliger une défaite décisive. Il a souligné que, bien que plus de 600 militants aient été tués récemment, l’intensité et la fréquence des attaques devaient désormais s’accroître. Cette position agressive est soutenue par les ministres d’extrême droite Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir, qui ont plaidé en faveur d’une extension des opérations militaires à Beyrouth.

Menaces technologiques et diplomatie

Sur le plan tactique, les responsables israéliens s’inquiètent de plus en plus du déploiement par le Hezbollah de drones sophistiqués équipés de fibre optique. Ces armes ont été utilisées pour cibler des villages israéliens et des troupes stationnées dans le sud du Liban. Parallèlement, les efforts diplomatiques se poursuivent à Washington, où des représentants des deux nations doivent se rencontrer. Le président libanais Joseph Aoun a affirmé qu’un retrait total d’Israël du sud du pays était une condition préalable à la paix.

Le conflit régional plus large a débuté le 28 février, lorsque les États-Unis et Israël ont déclaré la guerre à l’Iran. Le Hezbollah est entré dans la mêlée en bombardant Israël après la mort de l’ayatollah Ali Khamenei. Depuis lors, le ministère libanais de la Santé fait état de plus de 3 000 morts dues aux attaques aériennes et terrestres israéliennes. Depuis le cessez-le-feu d’avril, le bilan s’est alourdi de 400 morts supplémentaires au Liban — y compris des secouristes — tandis que 10 soldats israéliens ont été tués. Ces hostilités ont provoqué le déplacement de plus d’un million de citoyens libanais.

Le chemin vers la paix

Alors que l’Iran suggère que tout accord de paix avec les États-Unis doit inclure un cessez-le-feu complet sur tous les fronts régionaux, le gouvernement israélien reste opposé à l’arrêt de sa campagne contre le Hezbollah. Parallèlement, le gouvernement libanais tente de désarmer la milice, mais fait valoir qu’un cessez-le-feu stable est essentiel pour atteindre cet objectif. (fc)

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