Principaux renseignements
- La Russie livrera les dernières unités de défense aérienne S-400 à l’Inde d’ici novembre.
- New Delhi cherche à acquérir des batteries et des drones supplémentaires pour moderniser son matériel militaire vieillissant.
- L’Inde diversifie ses fournisseurs mondiaux afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des armes russes.
Les responsables russes et indiens discutent actuellement de l’acquisition de nouvelles unités de défense aérienne à longue portée S-400, selon une annonce du Service fédéral russe pour la coopération militaro-technique (FSVTS).
Un quatrième système est en route
Ces discussions interviennent alors que Moscou tente de mener à bien un important accord de 4,6 milliards d’euros conclu en 2018. Bien que trois systèmes aient été livrés avec succès d’ici 2023, les deux derniers ont connu des contretemps en raison du conflit en Ukraine. Toutefois, le directeur du FSVTS, Dmitry Shugayev, a récemment indiqué que le calendrier de livraison avait repris, les équipements restants devant arriver ce mois-ci et en novembre.
Expansion des achats de défense
Le FSVTS a informé l’agence de presse Interfax que l’Inde avait manifesté son souhait de recevoir de nouvelles livraisons de ces systèmes de défense, une demande à laquelle la Russie est prête à répondre dans le cadre des délibérations en cours.
Cette annonce fait suite à une décision prise en mars par le ministère indien de la Défense d’autoriser une enveloppe de 25 milliards de dollars pour plusieurs projets d’acquisition, comprenant notamment cinq batteries S-400 supplémentaires, ainsi que des drones d’attaque et des avions de transport. Ces acquisitions s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à moderniser le matériel militaire indien et à remplacer les technologies obsolètes datant de l’ère soviétique.
Diversification
Si l’Inde reste l’un des deux principaux acheteurs d’armes au monde — représentant près de 50 pour cent des exportations russes vers ses trois principaux clients sur cinq ans, selon les données du SIPRI —, sa stratégie d’approvisionnement est en train d’évoluer.
Afin de réduire sa dépendance vis-à-vis d’une source unique, New Delhi diversifie ses fournisseurs en achetant du matériel à l’Allemagne, aux États-Unis, à Israël et à la France. Parallèlement, le pays s’attache à renforcer ses capacités de fabrication internes et à conclure des accords de production en collaboration avec ses alliés internationaux.
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