Principaux renseignements
- La Corée du Nord a tiré plusieurs projectiles dans ses eaux côtières occidentales.
- Pyongyang continue d’étendre son arsenal nucléaire malgré les sanctions internationales.
- La Corée du Sud exige une dénucléarisation totale pour garantir la paix régionale.
Les responsables sud-coréens de la défense ont indiqué que la Corée du Nord avait lancé mardi plusieurs projectiles, dont au moins un missile balistique à courte portée, dans les eaux bordant sa côte ouest. Selon l’état-major interarmées, les projectiles ont été tirés vers 13 h depuis les environs de Chongju, dans la province du Pyongan du Nord. Le missile en question a parcouru environ 80 kilomètres.
Une série d’essais militaires
Cette activité marque le premier essai de missile signalé depuis le 19 avril, date à laquelle Pyongyang avait tiré plusieurs missiles balistiques à courte portée qui auraient été équipés de munitions à fragmentation. Plus tôt ce mois-là, le gouvernement nord-coréen avait affirmé avoir testé une arme électromagnétique ainsi qu’une nouvelle ogive à bombes à fragmentation. Les experts suggèrent que ces démonstrations visent à montrer que le régime est prêt pour la guerre moderne.
Le 14 mars également, les tensions autour de la péninsule coréenne se sont intensifiées lorsque la Corée du Nord a tiré plus de dix missiles balistiques en mer. Cette action coïncidait alors avec le début d’importants exercices militaires menés par les États-Unis et la Corée du Sud. Les garde-côtes japonais ont détecté un projectile ressemblant à un missile balistique, qui est tombé en dehors de la zone économique exclusive du Japon.
La dissuasion nucléaire au service de la sécurité
Cette volonté d’expansion militaire fait suite aux déclarations du président nord-coréen Kim Jong-un en mars, dans lesquelles il affirmait que le statut nucléaire de la Corée du Nord était permanent et que le renforcement de la dissuasion nucléaire était d’une importance vitale pour la sécurité de la nation. Malgré les sanctions internationales imposées par l’ONU depuis 2006, Kim a accéléré l’expansion de l’arsenal du pays, ce qui a suscité de vives critiques de la part de Washington, Tokyo et Séoul.
Ce mois-ci, Kim Jong-un a fait modifier la Constitution nord-coréenne afin d’y inclure une nouvelle disposition prévoyant une riposte nucléaire automatique s’il venait à être assassiné. Cette modification désigne officiellement Kim comme président de la Commission des affaires d’État et le positionne explicitement comme chef de l’État, lui conférant le commandement exclusif des forces nucléaires nord-coréennes.
Dénucléarisation
En réponse, un porte-parole du ministère sud-coréen des Affaires étrangères a appelé Pyongyang à s’associer aux initiatives de Séoul visant à apaiser les tensions régionales et à favoriser la paix. Le gouvernement sud-coréen a réaffirmé son engagement en faveur de la dénucléarisation totale de la péninsule, déclarant qu’il continuerait à travailler avec ses partenaires internationaux sur une stratégie pratique et progressive pour faire face à la menace nucléaire. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

