L’Iran déploie des sous-marins nord-coréens dans le détroit d’Ormuz


Principaux renseignements

  • L’Iran a déployé dans le détroit d’Ormuz des sous-marins légers et furtifs de conception nord-coréenne.
  • La maniabilité de ces sous-marins et leur capacité à opérer en eaux peu profondes les rendent efficaces pour cibler les navires ennemis.
  • Des simulations ont montré que ces petits sous-marins diesel-électriques peuvent attaquer avec succès des navires de guerre plus imposants, tels que des porte-avions et des sous-marins à propulsion nucléaire.

La marine iranienne a déployé de manière stratégique des sous-marins d’attaque légers, initialement acquis auprès de la Corée du Nord, afin de renforcer sa présence et ses capacités dans le détroit d’Ormuz. Ces sous-marins sont très appréciés pour leur maniabilité en eaux peu profondes et leurs opérations furtives, ce qui les rend idéaux pour cibler les navires ennemis.

Classe Ghadir

L’acquisition par l’Iran de sous-marins nord-coréens a débuté dans les années 1980 dans le cadre d’un effort plus large visant à renforcer ses capacités de déni d’accès maritime. La marine iranienne a poursuivi la modernisation de sa flotte de sous-marins en achetant des sous-marins de classe Yono à la Corée du Nord au cours des années 1990 et 2000. Le sous-marin de classe Ghadir, produit localement, serait étroitement inspiré de ce modèle coréen.

Les conditions sonores difficiles dans le détroit d’Ormuz devraient entraver l’efficacité des tactiques de lutte anti-sous-marine employées par les adversaires, rendant potentiellement les stratégies de dissimulation au fond de la mer plus viables pour les sous-marins iraniens. Le déploiement de sous-marins plus petits dans des eaux côtières encombrées peut imposer des coûts opérationnels et de sécurité importants aux forces navales plus importantes, représentant ainsi une menace substantielle pour les opérations de la marine américaine.

Une flotte puissante

Des sous-marins diesel-électriques de plus petite taille, similaires à ceux exploités par l’Iran, ont fait preuve de performances impressionnantes lors d’engagements simulés contre les forces américaines au cours d’exercices. Ces simulations ont notamment permis de couler avec succès des porte-avions et des sous-marins d’attaque à propulsion nucléaire.

La classe Ghadir, mise en service en 2007, est considérée comme le type de navire le plus puissant de la flotte iranienne, à l’exception de ses sous-marins d’attaque de classe Kilo, plus grands. Avec un équipage de sept personnes, on estime qu’entre 14 et 20 sous-marins de classe Ghadir sont actuellement opérationnels, aux côtés d’autres sous-marins construits en Corée du Nord.

Déploiement rapide

Ces sous-marins sont capables de passer du statut de port à celui d’opérationnel en moins de 30 secondes, ce qui permet un déploiement rapide en temps de crise et offre un avantage défensif face aux forces armées américaines. En cas d’escalade des hostilités avec les États-Unis, la marine iranienne devrait utiliser ces sous-marins pour des opérations de pose de mines dans des voies de navigation étroites et pour le lancement de torpilles Valfajr et Hoot.

Capacités offensives

Selon les médias iraniens, ces sous-marins seraient également capables de tirer des missiles antinavires Jask-2 et Nasr-1. L’Iran et la Corée du Nord auraient collaboré pendant plusieurs décennies pour affiner les tactiques opérationnelles de ce type de sous-marin. L’issue d’éventuelles opérations de combat impliquant ces sous-marins dans le golfe Persique pourrait avoir des implications considérables pour la sécurité dans la péninsule coréenne.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus