Principaux renseignements
- Les syndicats et les employeurs proposent conjointement une alternative au indice pivot, dans le but de mieux prendre en compte la rémunération des travailleurs et les finances publiques.
- Ce mécanisme d’indexation alternatif promet une augmentation des recettes pour le gouvernement belge tout en apaisant les inquiétudes liées à la stagnation des salaires.
- En intégrant de manière plus progressive les prix de l’énergie dans les calculs de l’inflation, la proposition vise à garantir une prise en compte plus équitable de la réalité vécue par les consommateurs en période d’inflation.
Les syndicats et les employeurs font une dernière tentative pour empêcher l’adoption de l’indice pivot. Ce mécanisme d’indexation, qui limite partiellement les augmentations salariales en fonction de l’inflation, fait partie d’une loi-programme plus large qui doit être votée au Parlement.
Proposition alternative
Les partenaires sociaux ont présenté une proposition alternative qui, selon eux, serait financièrement avantageuse pour le gouvernement fédéral tout en répondant aux préoccupations concernant la rémunération des travailleurs. Selon un rapport de la Cour des comptes, cette alternative s’est initialement révélée insuffisante.
Une nouvelle analyse du Conseil central de l’économie montre que cette alternative pourrait rapporter à l’État entre 100 et 133 millions d’euros supplémentaires par an par rapport à l’indice des prix à la consommation, principalement grâce à une prise en compte plus précise de l’inflation et de son impact sur les salaires.
Au départ, les employeurs se sont montrés favorables au indice pivot, car il promettait des économies. Cependant, l’obligation de partager la moitié de ces économies avec le gouvernement par le biais d’une augmentation des cotisations sociales a tempéré leur enthousiasme. Les syndicats, qui se sont toujours opposés à toute ingérence dans l’indexation, se sont associés aux employeurs pour proposer une solution qui supprimerait l’indice pivot dans le secteur privé tout en le conservant pour les travailleurs du secteur public.
Répondre aux préoccupations
Ils plaident également en faveur d’une intégration plus progressive des prix de l’énergie dans les calculs de l’inflation, arguant que tout le monde ne renégocie pas ses contrats d’énergie tous les mois et qu’une approche plus graduelle reflète mieux la réalité vécue par les consommateurs en période d’inflation.
Si le Premier ministre Bart De Wever s’est initialement montré ouvert à cette proposition, il a toutefois exprimé des inquiétudes concernant les coûts supplémentaires pour le gouvernement fédéral, la discrimination potentielle entre les travailleurs des secteurs privé et public, ainsi que l’impact d’un calcul plus lent de l’inflation sur les personnes à faibles revenus.
Des avantages pour tous
Les partenaires sociaux réfutent ces arguments en soulignant l’avantage financier global que leur proposition offre au gouvernement belge. Ils mettent l’accent sur les différences inhérentes de statut et d’avantages entre les employés des secteurs privé et public, rendant les comparaisons moins pertinentes. En outre, ils font valoir qu’un calcul plus précis de l’inflation profite en fin de compte à toutes les catégories de revenus, y compris celles aux revenus les plus modestes. Ce jeudi, le Parlement fédéral votera sur l’indice cent, désormais très controversé. (fc)
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