La peine de prison de l’ancienne Première dame de Corée du Sud, Kim Keon-hee, est doublée et passe à quatre ans


Principaux renseignements

  • La peine de prison de Kim Keon Hee pour corruption a été doublée et portée à quatre ans.
  • La cour d’appel l’a reconnue coupable de manipulation boursière et d’avoir accepté des pots-de-vin de la part de l’Église de l’Unification.
  • Les tentatives répétées de Yoon Suk-yeol pour faire obstruction aux enquêtes sur les agissements de son épouse ont finalement conduit à sa destitution.

Kim Keon-hee, l’épouse de l’ancien président sud-coréen Yoon Suk-yeol, a été condamnée à une peine nettement plus lourde pour corruption. Une cour d’appel a porté sa peine d’emprisonnement à quatre ans, soit plus du double de sa peine initiale, après qu’elle eut contesté sans succès sa condamnation. La cour a reconnu Kim coupable de manipulation boursière impliquant Deutsch Motors et d’avoir accepté des pots-de-vin de l’Église de l’Unification sous forme de produits de luxe.

Les actions controversées de Yoon

Alors qu’il occupait la fonction de président, Yoon Suk-yeol a utilisé à plusieurs reprises son droit de veto pour faire obstruction aux enquêtes sur les fautes présumées de son épouse, qui se sont produites avant sa tentative controversée d’imposer la loi martiale en décembre 2024. Cela a finalement conduit à sa destitution, à sa suspension et à sa destitution. Les procureurs ont qualifié les actions de Yoon de tentative de coup d’État.

Accusations de manipulation boursière confirmées

La cour d’appel a infirmé le jugement d’un tribunal inférieur qui avait acquitté Kim de manipulation du cours de l’action Deutsch Motors. Elle a estimé qu’elle avait collaboré avec plusieurs traders pour gonfler artificiellement la valeur de cette action coréenne peu négociée.

De plus, la cour a estimé que Kim avait sciemment accepté deux sacs Chanel et un collier Graff, d’une valeur d’environ 80 millions de wons (46 000 euros), de la part de l’Église de l’Unification en échange de faveurs politiques en faveur de leurs intérêts commerciaux internationaux.

Peine alourdie, condamnation pour corruption

Kim et le ministère public ont tous deux fait appel de la peine initiale. Kim a contesté sa condamnation, tandis que le ministère public a fait valoir qu’elle n’aurait dû être acquittée sur aucun chef d’accusation. Le tribunal a condamné Kim à quatre ans de prison et à une amende de cinquante millions de wons (28 750 euros). De plus, le juge a ordonné la confiscation du collier.

Tout en reconnaissant son absence d’antécédents judiciaires, le juge principal a souligné que Kim avait abusé de sa position de première dame pour commettre des actes de corruption, sapant ainsi la confiance du public dans la transparence du gouvernement et divisant l’opinion publique sur les questions nationales.

Nouveaux recours prévus

Bien que la justice ait reconnu Kim coupable de soutien illégal à un candidat lors d’une élection partielle en 2022, la cour d’appel a rejeté les chefs d’accusation distincts liés à la violation des lois électorales. Ses avocats ont annoncé son intention de se pourvoir en cassation devant la Cour suprême.

Un petit groupe de partisans s’est rassemblé devant la salle d’audience, brandissant une grande photo de l’ancien président et de son épouse et agitant des banderoles portant des slogans tels que « Yoon, encore une fois, rendez la Corée grande à nouveau » et « Réinitialisez la Corée ». (fc)

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