Principaux renseignements
- Kevin Warsh, candidat à la présidence de la Réserve fédérale, fait face à un processus de confirmation difficile en raison des inquiétudes concernant l’indépendance de la Fed et d’une enquête en cours sur le président de la Fed, Jerome Powell.
- L’influence du président Trump sur la Fed et la position du sénateur Tillis menacent la nomination de Warsh.
- Warsh prévoit de procéder à d’importantes cessions d’actifs afin de se conformer aux règles éthiques avant sa confirmation éventuelle au poste de président de la Fed.
Kevin Warsh, nommé par le président Trump au poste de président de la Réserve fédérale, la banque centrale américaine, a soumis des déclarations financières détaillées révélant une fortune nette substantielle dépassant les 100 millions de dollars (86 millions d’euros). La commission bancaire du Sénat, chargée de superviser la banque centrale, tiendra une audition mardi prochain pour examiner sa nomination.
Inquiétudes croissantes
Warsh, qui a déjà occupé le poste de gouverneur de la Fed entre 2006 et 2011, fait face à un processus de confirmation complexe dans un contexte d’inquiétudes croissantes concernant l’indépendance de la Fed. Le président Trump a exprimé à plusieurs reprises son souhait de voir baisser les taux d’intérêt et a recouru à des tactiques agressives pour influencer la Fed, notamment en tentant de destituer l’actuelle gouverneure Lisa Cook.
La situation est encore compliquée par une enquête pénale en cours visant le président de la Fed, Jerome H. Powell, ouverte par le ministère de la Justice. Cette enquête porte sur des travaux de rénovation au siège de la banque centrale et a suscité des critiques tant de la part des législateurs que de Powell lui-même. Le sénateur Thom Tillis, membre clé de la commission bancaire du Sénat, s’est engagé à bloquer toute nomination à la Fed jusqu’à la conclusion de l’enquête.
Questions anticipées
Malgré ces difficultés, le sénateur Tim Scott, président de la commission bancaire du Sénat, estime que le ministère de la Justice clôturera bientôt son enquête, ouvrant ainsi la voie à la confirmation de Warsh. Il prévoit que Warsh devra répondre, lors de l’audition, à des questions sur l’économie, l’inflation et l’indépendance de la Réserve fédérale.
Les déclarations financières de Warsh révèlent une fortune considérable, pouvant aller de 131 millions (111 millions d’euros) à 209 millions de dollars (177 millions d’euros). Il est marié à Jane Lauder, fille du milliardaire Ronald Lauder, héritier de la fortune Estée Lauder. Warsh s’est engagé à démissionner de plusieurs fonctions, notamment de son rôle de conseiller auprès de l’investisseur Stanley Druckenmiller et de ses sièges au conseil d’administration d’UPS et de Coupang.
Plans de cession
Il prévoit également de céder une partie substantielle de ses actifs, notamment deux participations de 50 millions de dollars dans le Juggernaut Fund géré par la société de Druckenmiller. Les détails spécifiques concernant les autres cessions prévues restent confidentiels en raison d’accords préexistants. Le Bureau de l’éthique gouvernementale a confirmé que Warsh serait en conformité avec la loi une fois ces cessions effectuées.
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