Principaux renseignements
- Le blocus américain, qui vise les navires faisant escale dans les ports iraniens, laisse passer ceux qui ne se dirigent pas vers l’Iran.
- Trois pétroliers ont déjà traversé avec succès le détroit d’Ormuz depuis le début du blocus. Parmi eux, deux pétroliers soumis à des sanctions américaines.
- La Chine a condamné le blocus américain, invoquant son impact néfaste sur la stabilité régionale et la sécurité énergétique.
Trois navires, dont deux pétroliers soumis aux sanctions américaines, ont traversé mardi le détroit d’Ormuz. C’était le premier jour complet d’un blocus américain visant les navires faisant escale dans des ports iraniens. Ces navires ne se dirigeaient toutefois pas vers un port iranien et n’ont donc pas été concernés par le blocus.
Premiers navires
Le pétrolier de moyenne distance Peace Gulf, battant pavillon panaméen, fait route vers le port de Hamriyah aux Émirats arabes unis, selon les données de LSEG. Normalement, ce pétrolier transporte du naphte iranien vers d’autres ports non iraniens du Moyen-Orient en vue de son exportation vers l’Asie, selon les données de Kpler. Auparavant, deux pétroliers sanctionnés par les États-Unis avaient déjà emprunté cette voie maritime.
Le pétrolier Handy Murlikishan a été suivi alors qu’il mettait le cap sur l’Irak pour charger du fioul. Ce navire a déjà transporté du pétrole russe et iranien. Un autre pétrolier sanctionné, le Rich Starry, propriété de Shanghai Xuanrun Shipping, a été le premier à franchir le détroit et à quitter le Golfe depuis le début du blocus lundi.
Les sanctions américaines
Les États-Unis ont imposé des sanctions tant au pétrolier qu’à son propriétaire en raison de leurs échanges commerciaux avec l’Iran. Le blocus américain a quant à lui été annoncé dimanche par le président américain Donald Trump après l’échec des pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran à Islamabad. Cette mesure a été prise après que l’Iran eut effectivement paralysé le trafic dans le détroit en réaction aux récentes attaques menées par les États-Unis et Israël. Ce blocus iranien a entraîné une forte hausse des prix mondiaux du gaz et de l’essence. Les États-Unis cherchent désormais à priver l’Iran du contrôle du détroit. Cela rendra impossible le passage des pétroliers iraniens.
Les navires commerciaux
Cette situation représente également un défi majeur pour les navires commerciaux bloqués dans le Golfe. En effet, ils ont besoin de l’autorisation tant de l’Iran que des États-Unis pour traverser le détroit. On craint une éventuelle escalade si des navires iraniens sont interceptés, car l’Iran pourrait riposter en empêchant d’autres navires d’entrer ou de sortir du détroit.
La Chine, qui dépend fortement du pétrole du Moyen-Orient et de l’Iran, a condamné l’action américaine. Pékin l’a qualifiée de « dangereuse et irresponsable » et a averti que cela ne ferait qu’aggraver les tensions. L’année dernière, la Chine a acheté plus de 80 pour cent du pétrole exporté par l’Iran.
Malgré le blocus, les efforts diplomatiques n’ont pas été totalement abandonnés. Trump a indiqué qu’un accord avec l’Iran restait possible. Le Pakistan est également disposé à continuer d’organiser les pourparlers de paix pour une durée indéterminée. Les voies diplomatiques entre toutes les parties restent donc ouvertes. (ev)(fc)
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