Principaux renseignements
- Les marchés boursiers américains ont enregistré une série de hausses ininterrompue depuis neuf semaines.
- Les accords potentiels entre les États-Unis et l’Iran ont fait chuter les prix du Brent de 11 pour cent.
- Les dépenses d’infrastructure dans l’IA entraînent des valorisations boursières « frénétiques » et des bénéfices records pour les entreprises.
Les marchés boursiers américains ont enregistré leur plus longue série de hausses hebdomadaires depuis fin 2023, avec neuf semaines consécutives de croissance. Cette dynamique haussière est clairement visible dans l’indice S&P 500, qui a progressé de 1,4 pour cent cette semaine et a gagné 16 pour cent depuis fin mars. La hausse du Nasdaq est encore plus remarquable, celui-ci ayant progressé de près de 25 pour cent au cours de la même période.
Tensions géopolitiques et marchés pétroliers
L’un des principaux facteurs à l’origine de ce climat d’optimisme est la possibilité d’une avancée diplomatique entre les États-Unis et l’Iran. Selon certaines informations, les deux pays seraient sur le point de conclure un accord visant à prolonger le cessez-le-feu de 60 jours et à rétablir l’accès au détroit d’Ormuz. Bien que les représentants iraniens aient déclaré que les négociations étaient toujours en cours, le président américain Donald Trump a indiqué vendredi qu’une décision définitive sur la proposition était imminente. Étant donné qu’un cinquième des transports mondiaux de pétrole transitent par ce détroit, ces perspectives ont entraîné une chute de 11 pour cent des cours du Brent cette semaine, qui ont atteint leur plus bas niveau en six semaines à 92,05 dollars le baril.
Le boom de l’IA
Parallèlement aux évolutions géopolitiques, la croissance explosive des infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle (IA) génère d’énormes bénéfices pour les entreprises. Certains analystes, comme Mike O’Rourke de Jones Trading, ont qualifié la situation actuelle du marché de « frénésie ». Ils soulignent que les investisseurs appliquent des multiples de valorisation extrêmes, fondés sur l’anticipation d’une croissance rapide et durable du chiffre d’affaires. Cet enthousiasme est particulièrement visible dans l’indice Philadelphia Semiconductor, qui a progressé de 81 pour cent cette année. Au cours de l’année écoulée, des entreprises telles que SK Hynix, Micron et Samsung ont enregistré des bénéfices astronomiques de respectivement 1 000 pour cent, 900 pour cent et 470 pour cent. Intel et AMD ont également progressé de respectivement 490 pour cent et 350 pour cent.
La réussite des entreprises
Dell Technologies a été l’un des principaux moteurs de cette croissance alimentée par l’IA, avec une hausse de 33 pour cent de son cours vendredi. La société a annoncé une hausse spectaculaire de son chiffre d’affaires de 88 pour cent au premier trimestre, à 43,8 milliards de dollars (37,5 milliards d’euros), le chiffre d’affaires des serveurs IA ayant bondi de pas moins de 757 pour cent pour atteindre 16,1 milliards de dollars (13,8 milliards d’euros). Les prévisions de chiffre d’affaires de Dell pour l’ensemble de l’année, à 169 milliards de dollars (144,9 milliards d’euros), ont largement dépassé les prévisions des analystes. De plus, l’entreprise a décroché un contrat de 9,7 milliards de dollars (8,3 milliards d’euros) avec le Pentagone pour moderniser les achats de logiciels destinés aux agences de renseignement et de défense.
Au vu de ces résultats « historiques », les analystes de Bank of America ont prédit que l’action pourrait atteindre 500 dollars, bien qu’elle ait clôturé vendredi à 420,91 dollars. Il est à noter que les données financières révèlent que Donald Trump a acheté pour un montant compris entre 1 et 5 millions de dollars (857 000 et 4,2 millions d’euros) d’actions Dell en février, avant la hausse d’environ 225 pour cent du titre.
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