Principaux renseignements
- L’Équateur a intensifié sa guerre commerciale avec la Colombie en imposant des droits de douane de 100 pour cent sur les importations colombiennes.
- Ce différend trouve son origine dans les accusations portées par l’Équateur, qui reproche à la Colombie de ne pas lutter efficacement contre le trafic de drogue et l’exploitation minière illégale le long de leur frontière.
- Les relations diplomatiques se sont encore détériorées après que le président colombien Petro a qualifié un ancien vice-président équatorien emprisonné de « prisonnier politique ».
Les relations déjà tendues entre l’Équateur et la Colombie se sont encore détériorées jeudi, conduisant la Colombie à rappeler son ambassadeur en Équateur. Cette escalade fait suite à la décision de l’Équateur d’imposer des droits de douane de 100 pour cent sur les importations en provenance de Colombie.
Dégradation des relations en raison du différend commercial
Depuis des mois, ces nations sud-américaines voisines sont enlisées dans un différend commercial. D’un côté, l’Équateur accuse la Colombie de ne pas en faire assez pour lutter contre le trafic de drogue et les activités minières illégales le long de leur frontière commune. En conséquence, à la suite de l’annonce du président équatorien Daniel Noboa, le président colombien Gustavo Petro a ordonné le rappel immédiat de son ambassadeur via le réseau social x. Par ailleurs, il a précisé que la prochaine réunion du cabinet se tiendrait à la frontière avec l’Équateur.
Le président Petro suscite la controverse
Ce dernier conflit diplomatique découle des propos de Petro concernant Jorge Glas, l’ancien vice-président équatorien incarcéré, qu’il qualifie de « prisonnier politique ». Glas a servi sous les mandats du dirigeant socialiste Rafael Correa et de son successeur Lenin Moreno. La justice l’a condamné pour corruption en 2022, ce qui constitue sa quatrième condamnation depuis 2017.
En réaction, Noboa a rappelé l’envoyé de l’Équateur en Colombie pour consultation et a annoncé l’instauration de nouveaux droits de douane dès le mois de mai. Préalablement, Petro avait qualifié cette menace de « monstruosité » et menacé de retirer la Colombie de la Communauté andine des nations. Ce bloc commercial comprend également la Bolivie, le Pérou et l’Équateur.
Négociations dans l’impasse malgré le dialogue
Il a déclaré que des négociations ne sont possibles qu’avec un gouvernement véritablement déterminé à lutter contre la criminalité et le trafic de drogue. Le dirigeant de droite a déclenché la guerre commerciale en janvier, car il estime que la Colombie ne coopère pas assez dans la lutte contre les stupéfiants.
Initialement, Noboa a imposé un droit de douane de trente pour cent, avant de le porter à cinquante pour cent. En réponse, la Colombie applique également un tarif de cinquante pour cent et suspend ses ventes d’électricité à l’Équateur. Cette mesure accentue les pénuries d’énergie chroniques dans le pays. Toutefois, malgré des tentatives de dialogue, les pourparlers entre les deux nations n’ont pas encore permis de résoudre le différend. (fc)
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