Principaux renseignements
- Le Brent a subi sa plus forte baisse mensuelle en six ans.
- Les perspectives d’une avancée diplomatique entre les États-Unis et l’Iran ont entraîné une chute des cours du pétrole.
- Le président américain Donald Trump exige des concessions importantes dans les domaines nucléaire et maritime avant de signer un accord provisoire.
Porté par les espoirs d’une avancée diplomatique entre les États-Unis et l’Iran, le Brent a connu sa plus forte baisse mensuelle en six ans. La référence mondiale a chuté de plus de 19 pour cent au cours du mois de mai, enregistrant sa plus forte baisse depuis les confinements économiques mondiaux de mars 2020. De même, le West Texas Intermediate (WTI) américain a enregistré une baisse de près de 17 pour cent, son pire résultat mensuel depuis avril 2025.
Volatilité des marchés
La volatilité des marchés a atteint un pic vendredi après l’annonce par le président Trump d’une réunion de haut niveau dans la salle de crise de la Maison Blanche afin de finaliser une décision concernant un éventuel accord avec l’Iran. En conséquence, les prix du WTI ont baissé de 1,73 pour cent, à 87,36 dollars le baril, tandis que le Brent a clôturé à 91,12 dollars.
Conditions strictes imposées par Washington
Malgré cet optimisme, le président américain a émis des conditions strictes que l’Iran a déjà rejetées par le passé. Trump a insisté pour que l’Iran renonce définitivement à la course aux armes nucléaires et veille à ce que le détroit d’Ormuz reste ouvert à toute la navigation, sans péages ni mines marines. De plus, il a exigé que les États-Unis soient autorisés à récupérer et à éliminer l’uranium enrichi enfoui sous les décombres des précédentes frappes militaires menées par les États-Unis et Israël.
Accord préliminaire en vue
Par ailleurs, des représentants américains ont informé CNBC qu’un protocole d’accord (MOU) d’une durée de 60 jours avait été rédigé. Cet accord préliminaire, révélé pour la première fois par Axios, vise à prolonger le cessez-le-feu actuel et à entamer des discussions concernant les activités nucléaires de l’Iran. L’accord attend actuellement la signature officielle du président.
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