Les cours du pétrole s’envolent à l’approche de l’échéance fixée à l’Iran


Principaux renseignements

  • Les menaces du président Donald Trump à l’encontre de l’Iran font grimper les cours mondiaux du pétrole.
  • Les contrats à terme sur le pétrole ont bondi après l’ultimatum lancé par Trump exigeant que l’Iran rouvre le détroit d’Ormuz.
  • L’incertitude concernant un éventuel accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran maintient les investisseurs dans l’expectative.

Les cours mondiaux du pétrole ont poursuivi leur tendance à la hausse à l’approche de l’échéance fixée mardi par le président Donald Trump pour que l’Iran rouvre complètement le détroit d’Ormuz. Trump a réitéré sa menace d’attaquer les infrastructures civiles iraniennes, déclarant que l’Iran serait « anéanti en une nuit » s’il ne se conformait pas à ses exigences.

Cette pression renouvelée de la part du président américain a provoqué une flambée des contrats à terme sur le pétrole. Aujourd’hui, à 9 h 55, le prix du Brent s’élevait à 111,54 dollars le baril. Le prix du WTI s’élevait quant à lui à 115,31 dollars le baril.

Négociations au point mort

L’ultimatum de Trump fait suite à une période de négociations tendues entre les États-Unis et l’Iran. Si certaines informations indiquent que les deux parties sont engagées dans des discussions, un accord définitif reste difficile à atteindre. L’Iran a présenté sa propre contre-proposition, exposant un plan en plusieurs points qui inclut la fin définitive des hostilités, le libre passage dans le détroit d’Ormuz, la levée des sanctions et des efforts de reconstruction, selon Reuters.

L’incertitude entourant les négociations a laissé les investisseurs dans l’expectative. Les analystes prévoient plusieurs scénarios possibles : l’Iran pourrait céder à la pression, Trump pourrait prolonger l’échéance en invoquant des progrès dans les négociations, ou le conflit pourrait s’intensifier davantage.

Faibles chances d’accord

La possibilité de parvenir à un accord de cessez-le-feu avant la date limite de mardi semble mince. Malgré la proposition de l’Iran, Trump a déclaré qu’elle n’était « pas suffisante », tout en la reconnaissant comme une « avancée significative ».

Bien que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ait progressivement repris avec le passage de huit pétroliers lundi, ce chiffre reste nettement inférieur aux niveaux d’avant la guerre. Les experts préviennent que même si le trafic se rétablit complètement, il faudra plusieurs mois avant que les économies asiatiques confrontées à des pénuries d’énergie en ressentent les effets.

(jw)(fc)

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