L’IA peut-elle remplacer les pilotes ?


Principaux renseignements

  • L’IA de Merlin Labs a automatisé avec succès les tâches de pilotage d’un avion grâce au traitement du langage naturel.
  • L’automatisation vise à réduire la charge de travail des pilotes et à moderniser les infrastructures de trafic aérien obsolètes.
  • Les syndicats de l’aviation insistent sur le fait que l’expertise humaine reste irremplaçable pour la sécurité des vols.

Les essais récents menés par la start-up américaine Merlin Labs ont relancé les débats sur le rôle de l’intelligence artificielle dans l’aviation. Lors d’un test impliquant un avion expérimental, un système d’IA spécialisé a géré avec succès diverses tâches de vol, notamment le changement de cap de l’appareil suite à une confirmation verbale, tandis que le pilote d’essai restait passif. Cette avancée intervient à un moment critique, alors que le secteur aérien est confronté à une pénurie de pilotes qualifiés et à une pression croissante sur la gestion du trafic aérien.

Combler le fossé grâce à l’automatisation

Cette technologie, baptisée Merlin Pilot, utilise le traitement du langage naturel pour traduire les instructions du contrôle aérien en actions automatisées. Si la démonstration a mis en évidence le potentiel d’une plus grande autonomie dans les airs, l’entreprise a précisé qu’il ne fallait pas s’attendre à voir apparaître de sitôt des avions de ligne entièrement sans pilote.

L’objectif actuel est plutôt de renforcer la confiance dans ces outils en les intégrant comme aides de soutien pour les membres d’équipage humains.

Modernisation des infrastructures de trafic aérien obsolètes

Les responsables gouvernementaux se sont montrés optimistes quant à ces innovations. Le secrétaire américain aux Transports, Sean Duffy, a suggéré que l’IA pourrait jouer un rôle central dans la modernisation de l’infrastructure de contrôle aérien obsolète du pays, soulignant que ces outils devaient être considérés comme un moyen de réduire la charge de travail et d’accroître la productivité plutôt que comme un substitut aux contrôleurs humains.

Tout le monde n’est pas aussi enthousiaste à l’idée des pilotes IA

Cependant, la perspective de retirer les humains du cockpit se heurte à une forte opposition de la part des représentants syndicaux. Jason Ambrosi, qui dirige l’Air Line Pilots Association, a fait valoir que si la technologie peut renforcer la sécurité, elle ne peut se substituer à l’expertise des aviateurs professionnels.

Le syndicat affirme que le maintien d’un équipage composé de deux pilotes qualifiés et bien reposés constitue la mesure de sécurité la plus vitale pour l’aviation commerciale. (fc)

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