L’OPEP annonce une augmentation de sa production alors que le détroit d’Ormuz est fermé


Principaux renseignements

  • L’augmentation de production prévue par l’OPEP est largement symbolique, car les tensions persistantes dans le golfe Persique limitent la production réelle.
  • La fermeture du détroit d’Ormuz a eu un impact significatif sur les exportations mondiales de pétrole, entraînant des réductions de production et des flambées des prix.
  • La production totale de l’OPEP en mars a atteint son plus bas niveau depuis juin 2020 en raison de l’instabilité géopolitique et des attaques persistantes contre les infrastructures des pays du Golfe.

L’OPEP a annoncé une augmentation prévue de la production de pétrole de 206 000 barils par jour. Cependant, cette décision est largement symbolique, car les tensions persistantes dans le golfe Persique, en particulier la fermeture du détroit d’Ormuz due à la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, limitent la production réelle des producteurs du Moyen-Orient. Plusieurs membres de l’OPEP avaient déjà signalé leur volonté d’augmenter rapidement leur production si la situation dans la région venait à se stabiliser.

Perturbations de la production

La fermeture du détroit d’Ormuz, une voie navigable cruciale pour plus de 20 pour cent du transport mondial de pétrole, a eu un impact significatif sur les exportations, entraînant des réductions de production dépassant 11 millions de barils par jour dans des pays comme l’Arabie saoudite, l’Irak, le Koweït et les Émirats arabes unis. Ces perturbations ont initialement fait grimper les prix du pétrole brut vers les 120 dollars le baril le mois dernier, bien qu’ils se soient depuis quelque peu modérés.

Cela fait suite à la dernière mise en garde du président Donald Trump à l’Iran, dans laquelle il a employé un langage inhabituellement ferme et fixé un délai pour la réouverture du détroit d’Ormuz, menaçant de graves conséquences en cas de non-respect.

Aujourd’hui, à 10 h 30, le prix du Brent s’établissait à 108,89 dollars le baril et celui du WTI à 110,05 dollars le baril.

Pertes de production de l’OPEP

Selon Reuters, les pertes de production pétrolière collective de l’OPEP pour le mois de mars ont été estimées à 7,2 millions de barils par jour. Les données de LSEG et de fournisseurs d’analyses tels que Kpler ont révélé que le Koweït, l’Irak, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite ont mis en œuvre les réductions de production les plus importantes. En conséquence, la production totale de l’OPEP pour le mois de mars n’a atteint que 21,57 millions de barils par jour, soit le niveau le plus bas depuis juin 2020. Il convient de noter que le Venezuela et le Nigeria ont été les seuls membres de l’OPEP à enregistrer une augmentation de leur production de pétrole au cours du mois de mars.

Pour compliquer encore la situation, les attaques iraniennes contre les infrastructures des pays du Golfe persistent. Des rapports récents de l’UPI font état de nouvelles frappes visant les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït. Compte tenu des hostilités en cours et de la poursuite des attaques, la perspective d’une réouverture du détroit d’Ormuz dans un avenir proche semble de plus en plus lointaine.

(jw)(fc)

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