Les sanctions contre l’Iran font grimper le prix du pétrole à 110 dollars le baril


Principaux renseignements

  • La décision du président Donald Trump de maintenir les sanctions contre l’Iran a provoqué une flambée des prix du pétrole en raison des craintes de perturbations de l’approvisionnement.
  • Si certains producteurs d’énergie profitent de la hausse des prix du pétrole, les avantages sont répartis de manière inégale entre les pays.
  • Des pays comme l’Arabie saoudite ont besoin de prix du pétrole plus élevés pour équilibrer leur budget, tandis que d’autres pays disposent d’une plus grande marge de manœuvre financière.

Les prix du pétrole ont bondi après l’annonce par le président Donald Trump que les États-Unis continueraient d’imposer des sanctions à l’Iran. Cette escalade des tensions a suscité des craintes quant à un conflit de longue durée. Elle risque en outre d’entraîner des perturbations dans l’approvisionnement. Il en résulte une forte hausse des prix du pétrole.

Aujourd’hui, à 10 h 10, le prix du Brent s’élevait à 109,24 dollars le baril et celui du WTI à 111,54 dollars le baril.

Des avantages inégaux

Alors que les consommateurs sont confrontés à une hausse des coûts du carburant, les actions du secteur de l’énergie et les économies productrices de pétrole connaissent un essor. Cependant, les avantages sont répartis de manière inégale. Certains fabricants peuvent tirer profit de la hausse des prix. D’autres continuent de rencontrer des difficultés en raison de seuils de rentabilité élevés.

L’Alberta est l’une des provinces pétrolières les plus riches du Canada. Elle a par exemple peu de chances de combler son déficit de plusieurs milliards de dollars, malgré la forte hausse récente des prix du pétrole. Ce déficit devrait toutefois diminuer considérablement par rapport aux prévisions antérieures. Un excédent reste néanmoins hors de portée. La dépendance de l’Alberta vis-à-vis des recettes pétrolières signifie qu’un équilibre budgétaire reste difficile à atteindre, même aux niveaux de prix actuels.

Résultats budgétaires variés

Les autres producteurs de la région du Golfe affichent des résultats budgétaires contrastés. L’Arabie saoudite a besoin d’un prix du pétrole élevé pour maintenir l’équilibre de son budget. Cela s’explique par les dépenses importantes consacrées aux projets de Vision 2030 et aux services publics. Les Émirats arabes unis, en revanche, bénéficient d’un seuil de rentabilité pétrolière bas. Ils y parviennent grâce à la diversification de leur économie. Les prévisions prudentes du Qatar concernant les prix du pétrole et sa gestion financière solide placent le pays en bonne position pour générer des excédents potentiels dans les années à venir. Oman se trouve également dans une situation relativement favorable, avec un seuil de rentabilité pétrolière modéré.

Le Bahreïn se trouve dans une situation plus difficile. Il dépend fortement des recettes pétrolières. De plus, sa diversification économique est limitée. Même avec des prix du pétrole élevés, il est peu probable que le pays parvienne à résorber entièrement son déficit budgétaire.

(jw)(fc)

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