Principaux renseignements
Les perspectives de paix au Moyen-Orient ont dans un premier temps fait chuter les prix du pétrole et stimulé les marchés boursiers mondiaux.
Les frappes militaires américaines contre l’Iran ont inversé cette tendance et fait remonter les coûts de l’énergie.
Les experts prévoient que la stabilité totale du marché ne reviendra pas avant 2027 en raison de dommages structurels.
Les marchés mondiaux de l’énergie ont connu une forte volatilité alors que les perspectives d’un accord de paix au Moyen-Orient fluctuaient. Dans un premier temps, les cours du pétrole brut ont chuté d’environ 5 pour cent, le Brent atteignant son plus bas niveau en deux semaines. Cette baisse a fait suite aux déclarations optimistes du secrétaire d’État américain Marco Rubio concernant un accord potentiel visant à prolonger de deux mois le cessez-le-feu actuel et à rétablir l’accès au détroit d’Ormuz. Alors que Téhéran a souligné qu’un accord définitif n’était pas encore certain, les représentants iraniens ont reconnu que la plupart des principaux différends avaient été résolus. De nouvelles attaques américaines tôt mardi matin ont ébranlé la confiance. De nouvelles attaques américaines tôt mardi matin ont semé le doute dans la confiance.
Prix actuels
Vers 10 h 30, le prix à terme du Brent, livrable en août, a augmenté de 3,10 pour cent pour atteindre 96,25 dollars le baril. Le West Texas Intermediate, la référence américaine, a quant à lui suivi une tendance diamétralement opposée. Le prix à terme du WTI, livrable en juillet, a baissé de 4,08 pour cent pour s’établir à 92,73 dollars le baril.
Le rôle stratégique du détroit d’Ormuz
On ne saurait trop insister sur l’importance stratégique du détroit d’Ormuz, qui achemine près de 20 pour cent du gaz naturel liquéfié et du pétrole mondiaux. Sa fermeture depuis fin février avait auparavant fait grimper les coûts de l’énergie et attisé les craintes d’une inflation mondiale.
Cet optimisme a d’abord suscité une réaction positive sur les marchés financiers. Bien que les bourses occidentales aient été fermées, les actions asiatiques ont rebondi, le Nikkei 225 japonais atteignant notamment un sommet historique à 65 158,19 points. Dans le même temps, les rendements des obligations d’État en Nouvelle-Zélande, à Singapour et au Japon ont baissé. Aux États-Unis, les contrats à terme sur le Nasdaq et le S&P 500 ont affiché une tendance à la hausse, tandis que le dollar américain s’est légèrement affaibli, les investisseurs se détournant des valeurs refuges.
L’escalade militaire tempère l’optimisme
Cependant, les perspectives se sont assombries lorsque les États-Unis ont lancé des frappes militaires contre des navires et des sites de lancement iraniens. Washington a justifié ces actions comme étant nécessaires à sa propre protection, invoquant notamment la nécessité d’empêcher le déploiement de mines navales. Ces hostilités ont perturbé la dynamique de paix, provoquant un rebond du Brent de près de 2 pour cent.
Malgré ces changements, certains experts restent prudents. Si un accord pourrait certes entraîner une chute soudaine des prix, un véritable retour à la stabilité semble peu probable dans les années à venir. Il a fait valoir que, les sites de production ayant été endommagés et les voies maritimes perturbées, les fondamentaux du marché ne devraient pas se rétablir complètement avant 2027. (fc)
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