L’UE est sur le point d’approuver l’accord tarifaire avec les États-Unis


Principaux renseignements

  • L’Union européenne approuvera un accord tarifaire avec les États-Unis, mais assorti de garanties visant à protéger ses intérêts.
  • Bien qu’elle diversifie ses partenaires commerciaux à l’échelle mondiale, l’UE reconnaît l’importance de maintenir des liens commerciaux solides avec les États-Unis.
  • Cet accord démontre l’objectif stratégique de l’UE de réduire sa dépendance envers un seul partenaire commercial.

L’Union européenne s’apprête à approuver un accord tarifaire avec les États-Unis, mais à certaines conditions. Cet accord vise à sauver les relations commerciales tout en encourageant l’UE à diversifier ses partenariats commerciaux à l’échelle mondiale.

Efforts de diversification

L’été dernier, l’UE et les États-Unis ont conclu un accord fixant les droits de douane à 15 pour cent pour la plupart des produits européens. Cependant, l’imposition par Donald Trump de lourds droits de douane sur l’acier, l’aluminium et les pièces automobiles en 2025 a incité l’UE à rechercher activement de nouvelles relations commerciales à travers le monde. Des accords avec l’Amérique du Sud à l’Australie, l’UE explore diverses opportunités.

Malgré cette volonté de diversification, l’UE reconnaît l’importance de sa relation avec les États-Unis, son premier partenaire commercial, dont le volume d’échanges s’élève à 1 600 milliards d’euros. Le Parlement européen votera jeudi la réduction des droits de douane sur certaines importations en provenance des États-Unis, première étape vers la mise en œuvre de l’accord de 2025. Cette décision intervient après des mois de retard dus aux tensions transatlantiques et aux contestations juridiques entourant l’accord.

Opposition aux mesures de rétorsion de Trump

La Commission européenne du commerce confirme son engagement envers le pacte malgré des revers juridiques. Elle appelle les législateurs à faire de même. Cependant, les tarifs de rétorsion de Trump ont poussé les élus européens à intégrer des mesures de sauvegarde dans l’accord actuel.

Ainsi, les réductions de taxes expireront automatiquement en mars 2028. De plus, la baisse des tarifs sur l’acier et l’aluminium dépendra de réductions similaires de la part des États-Unis. Si certains députés soutiennent l’accord, d’autres restent sceptiques. Les élus français du groupe Renew comptent voter contre, car ils jugent le texte injuste et imprévisible.

Les États-Unis veulent un accord rapide

Les États-Unis pressent l’UE d’appliquer rapidement l’accord. Ils mettent en garde contre des conséquences, comme la perte d’un accès préférentiel au gaz naturel liquéfié américain dans un contexte de hausse des coûts énergétiques. Avant l’exécution, Bruxelles doit encore négocier avec les États membres. On s’attend à ce que ces discussions avancent vite.

La volonté de l’UE de diversifier ses partenaires commerciaux provient du souhait de réduire sa dépendance envers les États-Unis et la Chine. Cette stratégie a reçu une impulsion grâce à la politique commerciale de Trump. Des traités récents avec le Mercosur, l’Inde et l’Australie illustrent cette trajectoire. Selon l’économiste André Sapir, les actions de Trump ont stimulé l’ambition de créer le plus grand réseau de zones de libre-échange au monde. Ces accords servent d’outils stratégiques pour se défendre contre la coercition commerciale. (fc)

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